Équipe Canada Junior: vive amertume pour Mavrik Bourque

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Par Patrick Vaillancourt
Équipe Canada Junior: vive amertume pour Mavrik Bourque
Mavrik Bourque est le nouveau capitaine des Cataractes. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

HOCKEY. Le capitaine de 18 ans des Cataractes de Shawinigan Mavrik Bourque a rendu les décisions difficiles pour l’équipe d’entraîneurs d’Équipe Canada Junior (ÉCJ), lui qui a été retranché lors de la toute dernière journée du camp d’entraînement. De retour chez ses parents à Plessisville, il aurait plutôt aimé demeurer en Alberta avec l’équipe canadienne.

Historiquement, peu de joueurs de 17 et 18 ans sont en mesure de percer l’alignement d’ÉCJ avec les grosses pointures présentes chaque année.

«Ça fait du bien en partie de voir la famille, mais d’une autre partie, j’aimerais mieux être ailleurs qu’ici présentement, affirme le capitaine des Cats d’entrée de jeu. Ç’a été une belle expérience. Je suis allé là-bas avec aucune attente, je savais qu’il y avait des gros noms qui revenaient. Plus que le camp avançait, plus que j’avais confiance en moi, et ça allait de mieux en mieux. Honnêtement, rendu à la dernière journée j’y croyais. Au fond de moi, je sais que je méritais ma place avec l’équipe. Mais à la fin, il y avait des décisions difficiles à prendre, et comme chaque année, Team Canada coupe de très bons joueurs. J’espère que les gars vont remporter l’or. Je vais me servir de tout ça comme motivation et je vais m’assurer de ne pas rater ma chance l’année prochaine.»

Qu’est-ce qui a fait la différence au final selon lui? «Au final, il y avait des décisions à prendre et c’était quasiment à pile ou face. Quand j’ai été coupé, ils (les entraîneurs) m’ont dit que j’avais fait une bonne impression et que j’avais rendu leur décision difficile. J’ai aimé les conseils qu’André Tourigny apportait. C’est un excellent entraîneur et j’espère avoir la chance d’être coaché un jour par André.»

Tout comme l’année 2020, le camp d’ÉCJ a été particulier. La quarantaine de joueurs ont pu pratiquer et faire des matchs intraéquipe au départ. Puis des cas de Covid se sont déclarés, si bien que tous les joueurs et le personnel ont dû être confinés pendant 14 jours à l’hôtel. «C’était bizarre. On ne s’attend jamais à se faire enfermer 14 jours dans une chambre d’hôtel sans pouvoir sortir. Mentalement ça n’a pas été facile. Mais j’ai réussi à rester en forme. Ils nous ont offert de l’équipement comme un vélo stationnaire et un tapis de yoga. J’ai pu continuer à m’entraîner, et j’ai pu regarder certains matchs des Cataractes dans la bulle. Je suis content qu’on ait fini avec trois victoires, mais on se doit d’être meilleur que ça si on veut aspirer aux grands honneurs à la fin de l’année. On doit s’améliorer et faire preuve de plus de constance.»

Mavrik affirme qu’il regardera le Championnat du monde junior durant le temps des Fêtes, mais de façon différente cette année. «Je vais jeter un œil aux matchs, mais ça sera certainement différent cette année parce que je le sais que j’aurais pu être dans cette équipe-là!»

Justin Barron, Jordan Spence, Dawson Mercer et Jakob Pelletier sont les quatre seuls joueurs du circuit Courteau à avoir percer l’alignement d’ÉCJ.

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