Investissement de 9 M$ et apparition des canettes au Trou du diable

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Par Patrick Vaillancourt
Investissement de 9 M$ et apparition des canettes au Trou du diable
Sur la photo, on aperçoit Sandra Gagnon, directrice générale du Trou du diable en compagnie du cofondateur et chargé de projet Isaac Tremblay. (Photo : L'Hebdo – Patrick Vaillancourt)

ÉCONOMIE. D’ici la fin de 2022, la division Six Pints de Molson Coors investira pas moins de 9 M$ afin de tripler la production de bière du Trou du diable (TDD) à Shawinigan et de procéder au virage de la canette dont la première mouture devrait être disponible à l’automne.

Une vingtaine de cuves s’ajouteront  à la vingtaine déjà en place à l’usine de production du TDD situé au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins Shawinigan, ce qui permettra à terme de créer au moins une trentaine d’emplois qui s’ajouteront à la centaine actuellement.

Cet investissement impliquera un réaménagement complet de l’usine sur l’avenue de la Station. Une canetteuse sera ajoutée aux équipements en 2020 et la production devrait débuter en juin prochain pour sortir le «nouveau» produit sur les tablettes pour l’été prochain. D’ici là, un premier brassage réalisé dans les installations de Creemore Springs en Ontario, également de la famille de Six Pints, permettra de voir quelques canettes arriver sur les tablettes à l’automne. Ce sont les bières MacTavish In Memoriam, SuperPils, les 4 surfeurs de l’Apocalypso et la Shawi beach qui seront disponibles en canette. Il est à noter que le TDD continuera à offrir leurs produits en bouteille.

«Les deux formats sont importants pour nous, indique Isaac Tremblay, cofondateur du TDD. Les deux formats ont des avantages et des inconvénients. J’aime mieux avoir une bouteille de bière sur la table lors d’un bon souper entre amis, mais sur le bord d’une piscine ou si je vais en vélo de montagne, la canette est plus pratique. On a même investi dans un nouveau moule pour la bouteille en vitre. Ça fera partie d’une autre conférence de presse à venir!»

Voilà près de deux ans que Molson Coors a acheté le Trou du diable et lors de l’annonce, plusieurs doutaient que le fleuron shawiniganais demeure dans son lieu de naissance à moyen ou long terme. Quel message le cofondateur et chargé de projet Isaac Tremblay veut rendre à ceux qui doutaient? «On vous l’avait dit, répond-il avec un large sourire. C’était le projet depuis le début. Vous avez vu le chiffre de l’investissement, personne n’avait ce montant dans son compte de banque. On aurait bien aimé annoncer cet investissement dès le lendemain de l’achat par Molson Coors, mais c’est un projet qui demandait beaucoup de préparation, de validation… À terme, on sera rendu à brasser 50 000 hectolitres de bière par année pour cette phase de projet, et il y a d’autres projets à venir qui sont sur la table.»

De son côté, le maître brasseur du TDD André Trudel, qui s’est déplacé dans les installations de Creemore Springs pour l’essai du brassage de bière en canette, a souligné que les installations étaient superbes. «Si avec l’investissement, notre usine ressemble à celle de Creemore Springs, j’en suis vraiment très heureux!»

Est-ce que Six Pints a déjà procédé à un investissement majeur comme celui du TDD dans une autre microbrasserie qui lui appartient? «À Creemore Springs, il y a eu trois différentes phases d’investissements qui fait aujourd’hui qu’elle brasse plus de 140 000 hectolitres annuellement», ajout Sandra Gagnon, directrice générale du TDD.

Pour cet investissement, le Trou du diable travaille avec des fournisseurs régionaux de différentes sphères d’activités. D’ailleurs, c’est l’entreprise de Bécancour HM Brewing Systems qui a remporté l’appel d’offres pour la confection des cuves.

Un des points importants pour la réalisation de cette expansion a été d’obtenir le certificat d’autorisation avec le ministère de l’Environnement pour le rejet des eaux usées. «Les normes sont de plus en plus sévères, alors on est probablement une des brasseries avec le plus de normes environnementales. On est fiers de ça! Avec un volume supérieur, les normes sont plus serrées, mais aussi les règlements ont évolué et comme on faisait une nouvelle demande, on rentre dans les nouvelles lois. C’est probablement l’usine la plus propre du Québec», explique M. Tremblay.

L’investissement en chiffres

-9 M$ en investissement d’ici 2022

-La production sera triplée

-De 20 à 40 cuves

-D’environ 20 000 hectolitres à 50 000 hectolitres

-Création d’au moins 30 emplois qui s’ajouteront à la centaine existante

Sur la photo, on aperçoit Sandra Gagnon, directrice générale du Trou du diable en compagnie du cofondateur et chargé de projet Isaac Tremblay.
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