«Je me demande sincèrement comme gars de hockey où est-ce qu’on s’en va»

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Par Patrick Vaillancourt
«Je me demande sincèrement comme gars de hockey où est-ce qu’on s’en va»
Martin Mondou, directeur général des Cataractes. (Photo : (Photo L'Hebdo du St-Maurice Patrick Vaillancourt))

CATARACTES. Le directeur général des Cataractes de Shawinigan a fait le bilan de la fin de la période des transactions dans la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) qui se terminait lundi à midi. Si le grand manitou des Cats n’a pas ajouté d’autres joueurs à sa formation, c’est sans doute en raison du prix trop élevé pour certains joueurs, ce qu’il a dénoncé lors de la fin du point de presse.

«Ce qui me surprend le plus c’est les prix. Je me demande sincèrement comme gars de hockey où est-ce qu’on s’en va. J’ai essayé d’emmener une proposition qu’une transaction ne devrait pas comprendre plus qu’un choix de première ronde. On est rendu que les choix n’ont plus de valeur. Si on compare ce que pouvait coûter de faire une transaction il y a 6-7 ans comparativement à aujourd’hui, je ne sais pas où on s’en va. Comme directeur général et propriétaire, je pense que c’est inquiétant à long terme, et sérieusement c’est quelque chose que je veux emmener à la ligue. D’arriver en première ronde et de voir seulement cinq équipes qui repêchent, je ne pense pas que c’est très bon pour la ligue», exprime Martin Mondou.

Résumé des transactions

Au total, les Cataractes ont effectué quatre transactions. Félix-Olivier Chouinard est arrivé à Shawinigan en décembre dernier en provenance de Québec contre un autre défenseur, Gabriel Belley-Pelletier. Charles-Antoine Lavallée a débarqué à Shawinigan en décembre contre deux choix de repêchage, un troisième choix en 2020 et un quatrième choix en 2021 pour Moncton. La transaction la plus importante de Martin Mondou a été celle de Maxim Trépanier en provenance d’Halifax contre un deuxième choix en 2020. Puis, une transaction plus technique avec les Saguenéens qui n’aura aucun impact sur des joueurs ou des choix au repêchage. «Les prix étaient exorbitants et on a une banque de choix  de repêchage limitée. On doit gérer notre banque adéquatement. (…) Le succès de Cataractes passe par le développement qu’on va faire», ajoute le directeur général.

Deux lourdes pertes

La seule équipe junior en Mauricie a reçu deux claques au visage au cours des derniers jours alors que le robuste attaquant de 20 ans Mickaël Robidoux a pris le choix d’amorcer sa carrière professionnelle en se rapportant aux Mariners du Maine de la East Coast hockey league (ECHL).

Puis il a deux jours, Mondou a reçu un coup de fil du Suisse Valentin Nussbaumer lui disant qu’il ne reviendrait pas avec les Cats, lui qui a connu un excellent tournoi avec son équipe nationale lors des Championnats du monde de hockey junior qui vient de se terminer.

«Pour le dossier de Mickaël Robidoux, ce n’est pas une situation facile, commente le directeur général. Avec l’arrivée de Trépanier, l’organigramme des joueurs a changé. Mickaël avait un rôle, et il était utile pour nous. Depuis qu’il est arrivé il y a un an, il a apporté beaucoup à notre équipe. Les gens ont été durs avec lui en lien avec ses nombreuses suspensions. Mais il a été suspendu une fois à Shawinigan en un an. Même s’il avait accepté son rôle, on est arrivée à un constat que pour Mickaël Robidoux, c’était presque impossible de continuer dans la LHJMQ. Il n’avait aucune marge de manœuvre. D’un commun accord, Mickaël a décidé qu’il allait poursuivre sa carrière dans la ECHL. Avec son style, il a les attributs pour tenter sa chance chez les pros.»

Martin Mondou a ajouté qu’il n’avait pas les ressources pour combler le casier d’un joueur de 20 ans par voie de transaction.

Pour le dossier de Valentin Nussbaumer, la pilule semble plus difficile à avaler chez les Cats. Mondou a mis en perspective un article d’un journal suisse où Nussbaumer se disait heureux à Shawinigan. «Il a vécu une période creuse depuis le début de l’année ce qui arrive souvent avec des joueurs européens. On lui a donné du support avec un psychologue qui l’a aidé pour qu’il retrouve sa game pour le Championnat du monde. On a eu un téléphone il y a deux jours comme quoi il ne reviendrait pas. Dans les faits, ce n’est pas vraiment comme ça que ça fonctionne. Valentin est sous contrat avec nous jusqu’à la fin de la saison. Au début de la saison, on avait l’opportunité d’emmener Jan Drozg, et on ne l’a pas fait parce qu’on avait un engagement avec Nussbaumer. J’ai juste une parole. On se doute tous qu’est-ce qui est arrivé au Championnat du monde. Probablement qu’il s’est fait influencer par différents scénarios par des équipes professionnelles. Les Coyotes de l’Arizona sont avec nous. On va continuer de travailler le dossier.»

Nussbaumer a notamment pointé l’entraîneur Daniel Renaud pour son utilisation. Mondou a confirmé que Daniel Renaud est toujours l’homme de la situation chez les Cats. «Si Nussbaumer revient ici et qu’il joue comme il l’a fait au Championnat du monde, il aura le temps de glace en conséquence.»

Questionné à savoir quels étaient les recours pour les Cataractes dans ce dossier pour faire revenir le Suisse à Shawinigan, le directeur général n’a pas voulu aller plus loin. «On va y aller au jour le jour dans ce dossier-là!»

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