La CAQ rafle tout

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Par Audrey Leblanc
La CAQ rafle tout

POLITIQUE. Après avoir porté les couleurs libérales ces quatre dernières années, les circonscriptions de Maskinongé, Trois-Rivières, Champlain et Laviolette-Saint-Maurice ont maintenant la teinte caquiste. Il s’agissait d’un saut en politique pour les quatre députés élus. Ce soir, c’est aussi une première victoire pour eux.

«On avait une équipe de rêve en Mauricie, a commenté le député de Maskinongé, Simon Allaire. Je pense vraiment qu’on va avoir notre voix, la Mauricie, à l’Assemblée nationale.»

Le nouveau député de Maskinongé a indiqué qu’il s’attardera dans un premier temps à trouver des solutions au problème de pénurie de main-d’œuvre. Il a également salué le travail accompli par le libéral Marc H. Plante au cours des quatre dernières années.

Pour sa part, la nouvelle députée de Laviolette-St-Maurice, Marie-Louise Tardif, était heureuse de voir de les gens soient sortis voter. «J’ai eu tellement d’amour durant ma campagne, et là, j’en reçois encore plus», a confié celle qui entend devenir la députée de tous, toutes allégeances politiques confondues.

Elle s’est dite heureusement surprise par le raz-de-marée caquiste. «On a eu peur. Les machines libérale et péquiste sont de grosses machines pour faire sortir le vote. Les gens ont parlé, ils sont allés voter», affirme-t-elle. « Je suis convaincue qu’on va avoir le meilleur gouvernement et le meilleur chef », a-t-elle ajouté.

Pour sa part, la nouvelle députée de Champlain, Sonia LeBel, a indiqué avoir senti sur le terrain que c’était possible d’avoir un gouvernement de la CAQ majoritaire, «mais que ça se fasse en 22 minutes, c’est la portion qu’on n’avait pas anticipée et qui est vraiment inespérée.»

«C’est un message fort que les Québécois nous lancent et on n’a pas l’intention de les décevoir, ajoute Mme LeBel. Quand j’ai su que j’étais élue, j’ai ressenti un vertige, une fierté, de la joie et de l’allégresse.»

De son côté, le député de Trois-Rivières, Jean Boulet se dit «tellement heureux d’être élu». Questionné au sujet de sa sœur, l’ancienne députée libérale et ministre Julie Boulet, il a répondu être fier de son parcours. «J’aurai mon propre parcours avec la CAQ, tient-il à préciser. On a proposé un changement et on a l’intention de le mettre en application.»

Réaction des candidats défaits

Gaétan Leclerc, candidat péquiste dans Champlain: «On vit cette vague de façon sereine, la démocratie a parlé. On a passé dans la vague et je ne considère pas que Gaétan Leclerc a perdu, c’est la vague qui a déferlé un peu partout. Avec le pouls sur le terrain, les gens ne voulaient pas d’un gouvernement minoritaire. Ça, je l’ai senti. Pour être certain de ne pas voir un gouvernement minoritaire, il y a des gens qui ont voté pour la CAQ parce qu’ils ne voulaient pas les Libéraux et ils me l’ont dit. C’est la peur d’avoir un gouvernement minoritaire qui explique la vague. J’ai adoré cette première expérience en politique. Ç’a été très enrichissant et j’aurais manqué quelque chose si je ne l’avais pas fait.»

Pierre Michel Auger, candidat libéral dans Champlain : «Je vais aller me reposer. J’ai des jumeaux de 7 ans et, à part la pancarte dans leur chambre, c’est pas mal ce qu’ils voyaient de moi. Là, ils vont me revoir pas mal parce que pour moi, c’est fini la politique. Ce fut un beau trip de vie. Je suis surpris du résultat. J’ai vraiment tout donné durant ces 4 ans et demi. Je suis très fier de mon équipe, très fier de mon bilan. Je vais partir d’ici la tête excessivement haute.»

Steven Roy Cullen, candidat solidaire dans Champlain : «Québec solidaire permet aux Québécois de rêver de nouveau. On a un projet de société à proposer et je pense que les gens ont vu ça. J’ai constaté que Québec solidaire, c’est un mouvement de fond. Je prédis qu’on sera un mouvement d’importance majeure à la prochaine élection.»

Marc H. Plante, candidat libéral dans Maskinongé : «On pensait jusqu’à la dernière minute remporter  la circonscription. Je ne sentais pas la vague [caquiste] sur le terrain. C’est difficile de voir des résultats comme ça. Je ne jugerai pas le choix des électeurs. On a fait une bonne campagne. On a présenté un bilan extraordinaire à la population.»

Simon Piotte, candidat Québec Solidaire: «On partait de loin! On partait de 5%. On s’était dit en entrant dans le jeu qu’on ne pouvait que s’améliorer. Pendant la campagne, on a eu différents objectifs qui n’ont cessé d’augmenter. Présentement, on est à tout près de 12%. C’est un pas géant qu’on a fait. Je ne peux que me réjouir de ça. Je suis très heureux du travail qu’on a fait dans Maskinongé, avec mon équipe et en Mauricie. Les gens commencent à croire que c’est possible que Québec Solidaire soit plus qu’un tiers parti. Les gens qui votaient pour moi me le disaient fièrement. Ce sont des gens qui sont fiers d’avoir voté pour Québec Solidaire et d’avoir voté pour ce qu’on propose», a confié M. Piotte.

Nicole Morin, candidate du Parti Québécois: «Je pense qu’on n’a pas le choix d’accepter ce résultat. L’important, c’est la leçon qu’on doit tirer de ça pour le Parti Québécois en vue des prochaines élections. On doit regarder où nous avons manqué et pourquoi nous n’avons pas réussi à rejoindre les gens comme on aurait voulu. Je vais analyser ce qu’on aurait pu faire de mieux. C’est quand même une très belle expérience. Je souhaite bonne chance à M. Allaire et je le félicite pour son succès. S’il veut prendre mes engagements, il est le bienvenu, car ce sont de bons engagements pour la circonscription. Je souhaite que ce nouveau gouvernement puisse bien prendre en charge la population et surtout en prendre soin», a indiqué la candidate péquiste.

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