La Cour supérieure accorde un délai à Nemaska Lithium

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Par Bernard Lepage
La Cour supérieure accorde un délai à Nemaska Lithium
(Photo : Archives L'Hebdo)

ÉCONOMIE. C’est finalement le 10 juillet prochain que Nemaska Lithium dévoilera qui parmi les huit soumissionnaires intéressés à relancer ses activités se qualifieront pour le processus final.

Initialement, cette étape devait survenir ce mardi 30 juin mais la Cour supérieure a autorisé une courte prolongation pour permettre aux soumissionnaires de compléter leur dossier.

«La crise de la COVID-19 a eu un impact sur la capacité de certains soumissionnaires qualifiés à effectuer leurs vérifications diligentes, et ces derniers ont fait savoir à Nemaska ​​Lithium qu’ils bénéficieraient d’une prolongation de la date limite de soumission», est-il mentionné dans un communiqué émis le 29 juin.

Une fois les offres qualifiées reçues, Nemaska Lithium, en collaboration avec ses conseillers stratégiques, en fera l’évaluation afin de déterminer lesquelles se qualifient pour la poursuite du processus, en vue de formuler une recommandation à la Cour supérieure.
Parallèlement à cette opération, Nemaska Lithium dit poursuivre le processus de traitement des réclamations.  Trainant des créances de plus de 500 millions$, l’entreprise et son contrôleur PricewaterhouseCoopers poursuivent leurs analyses, dans l’objectif de formaliser en temps opportun un plan d’arrangement acceptable pour ses créanciers et la Cour.

Rappelons que Nemaska Lithium s’est placé à l’abri de ses créanciers le 23 décembre dernier et son titre a été radié de la bourse au mois de février suivant. L’entreprise dit avoir besoin de 1,1 milliard$ pour pouvoir relancer la mine Whabouchi et son usine aménagée dans l’ancien moulin à papier Laurentide, dans le secteur Grand-Mère à Shawinigan.

Tout ce processus est attentivement suivi par le Regroupement des actionnaires de Nemaska. L’organisation, qui dit représenter 1700 personnes détenant 130 millions d’actions, craint que la restructuration de l’entreprise se fasse à leur détriment, c’est-à-dire qu’elle devienne une société privée plutôt que publique et cotée à la bourse. Ce faisant, ces petits actionnaires perdraient instantanément tout espoir de revoir leur investissement.

 

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