La désinfection au cœur du travail du thérapeute Kyle Sutton

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Par Patrick Vaillancourt
La désinfection au cœur du travail du thérapeute Kyle Sutton
Kyle Sutton, le thérapeute des Cataractes a une tâche double cette année. (Photo : courtoisie Cataractes)

PANDÉMIE. COVID-19 oblige, chaque organisation devait mandaté une personne pour voir au respect des consignes sanitaires provenant de la santé publique. Chez les Cataractes, c’est le thérapeute de l’équipe Kyle Sutton qui est responsable de ce volet.

Le thérapeute sportif doit désormais ajouter la désinfection dans la catégorie «Tout autres tâches connexes» dans son cahier de charge.

«Soudainement, on dirait que le hockey devient l’autre tâche connexe, exprime Kyle Sutton en riant. La LHJMQ a mis en place avec leur comité médical un protocole spécifique à la COVID-19 qui s’ajoute à nos tâches habituelles. Il faut garder un suivi quotidien des possibles infections et de garder les lieux le plus propres possible.»

Kyle est appuyé par le préposé à l’équipement René Arbour. «De son côté, René s’assure que les gars ne partagent pas les affaires comme les bouteilles, le ruban à hockey, les bouteilles… Moi je m’assure que tout le monde porte le masque, se lave les mains, que les gars aient le matériel disponible, qu’ils gardent leur distance, et de coordonner les entraînements en groupe pour maximiser l’espace. À la fin de chaque journée, il y a un vaporisateur de produit désinfectant avec lequel on couvre toutes les surfaces. On s’assure qu’une fois par jour, tout risque soit éliminé. L’objectif est si un gars devient malade, en respectant le protocole en principe il n’y aurait pas de transmission.»

Dans une saison normale, les thérapeutes et les préposés à l’équipement fraternisent avec les collègues des autres équipes, et à domicile, ils peuvent souvent aider le collègue s’il lui manque un article, mais pas cette saison.

«Ce n’est plus la même chose. L’autre équipe a son espace qui est désinfecté, elle vient puis lorsqu’elle repart, on désinfecte l’espace au complet. C’est le rôle de chaque équipe à domicile de désinfecter les lieux pour les visiteurs. C’est comme s’il n’y avait jamais personne dans l’espace», ajoute-t-il.

La thérapeute indique qu’il y a eu une période d’adaptation pour la gestion du temps de son travail régulier et de ces nouvelles tâches. «Le secret c’est de ne pas avoir d’accumulation pour la fin de journée. Je peux ajouter d’une à deux heures de mon temps dans une journée pour tout ce qui est gestion de COVID. Les gars doivent remplir le questionnaire de symptômes chaque jour, je dois prendre leur température. Avant je regardais mes courriels et je prenais mon café pendant que les gars rentraient à l’aréna. Maintenant, les courriels attendent à plus tard.»

M. Sutton affirme que les consignes sont rappelées souvent aux joueurs à l’aréna, mais aussi le comportement lorsqu’ils sortent de l’aréna. «L’enjeu pour les joueurs, c’est autant que la population, mais en plus, ils détiennent l’enjeu de leur saison. C’est de faire comprendre aux gars que le standard est encore plus élevé pour eux lorsqu’ils sortent de la bulle. Les jeunes sont collaboratifs jusqu’à maintenant. Surtout que les deux autres ligues juniors au Canada n’ont pas repris encore, ils sont très conscients de la chance qu’ils ont. Et avec l’augmentation des cas, ils savent que le combat n’est pas fini. Je ne suis pas inquiet parce que c’est un groupe avec de la maturité.»

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