La double tâche des municipalités

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Par Patrick Vaillancourt
La double tâche des municipalités
Hôtel de ville de Shawinigan. (Photo : (Photo l'Hebdo archives))

PANDÉMIE. Toutes les municipalités du Québec ont vu leurs plans changer en mars dernier lorsque le gouvernement du Québec a pris la décision de confiner la province. La santé publique émettait des règles, qui étaient ensuite dictées par le gouvernement, puis les municipalités devaient les appliquer. Comment la Ville de Shawinigan a-t-elle vécu les différentes étapes de la pandémie? L’Hebdo s’est entretenu avec le maire Michel Angers.

Il faut rappeler que le premier magistrat était à l’extérieur du pays lorsque le gouvernement a annoncé le confinement en mars dernier. M. Angers est revenu au pays, puis a suivi les règles de la quarantaine.

Puis, est venu le déconfinement. «Ça été toute qu’une période. Pendant que le gouvernement du Québec annonçait toutes ses bonnes nouvelles de déconfinement, nous on avait le cahier de charge et tout ce qui venait avec, soutient Michel Angers. Les blocs sanitaires, les parcs, les arénas, les camps de jours, faut faire ci et il faut faire ça. On a été obligé de se revirer de bord très rapidement en s’adaptant au fur et à mesure. En parallèle, on devait continuer de donner les services aux citoyens, et tout le monde avait du temps pour observer ce qui était fait. Beaucoup de citoyens pensaient qu’on était le maître d’œuvre des mesures restrictives. Honnêtement, c’était double tâche et la quantité de travail était continuelle.»

Et la liste d’épicerie peut être très longue : les loisirs, le monde communautaire, les gens en difficulté, les entreprises en difficulté, les commerçants…

«Il fallait aussi travailler sur nos tâches municipales pour préparer les projets d’été pour quand la machine allait repartir. Il a fallu revoir le programme triennal d’immobilisation (PTI)», ajoute le maire.

La gestion de crise et le gouvernement

Comment le premier magistrat évalue-t-il la gestion de la crise réalisée par le gouvernement caquiste dans l’ensemble?

«Dans le contexte, le gouvernement s’est beaucoup fié sur ce qui se passait ailleurs dans le monde. La gestion de la crise a été bien faite. On ne peut pas mentionner que le gouvernement n’a pas fait ce qu’il devait faire. Évidemment, pour ce qui est des CHSLD, on a été au cœur d’une situation très compliquée qui a demandé beaucoup de gestion. Très certainement, le gouvernement l’a échappé pour les résidences de personnes âgées. (…) Tantôt c’était de la santé publique, et tantôt c’était de la politique. Je ne crois pas que personne n’aurait mieux fait que ce qu’ils ont fait dans le contexte.»

Par contre, le maire affirme qu’il est pour le port du masque depuis les débuts, et que la directive aurait pu être donnée plus tôt. «Je suis pour le port du masque depuis longtemps pour une raison fort simple, protéger les autres. C’est l’une des avenues qui va possiblement nous permettre de limiter les impacts d’une deuxième vague.»

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