La lutte, plus qu’un simple spectacle

Par superadmin

Saviez-vous que la Fédération Canadienne de Lutte située à Shawinigan a été la première à faire son apparition au Québec ? L’entraîneur-chef et ex-lutteur professionnel Réjean Désaulniers a bien accepté de partager sa vision de son sport avec l’Hebdo du St-Maurice.

En 2013, quelle place occupe la lutte chez les amateurs ? Selon le fondateur de la Fédération Canadienne de Lutte (FCL) Réjean Désaulniers, les amateurs de sports de combat ont beaucoup plus de choix aujourd’hui que par le passé. «Les arts martiaux prennent de plus en plus de place. Aux États-Unis, ça bat tous les autres sports professionnels. Il y a encore des amateurs de lutte, qui aime suivre les histoires des différents lutteurs au Québec. En décembre, le Réseau des sports (RDS) présentera des galas n’impliquant que des lutteurs québécois. On espère que ça relancera la lutte dans la province», a-t-il laissé tomber.

Pour la première fois de son histoire, le centre d’entraînement de la FCL a fermé ses portes à l’été 2013, les lutteurs étant de moins en moins nombreux à s’entraîner. «Tu dois être en forme pour faire de la lutte. Ce que vous voyez à la télévision, ça ne se passe pas comme ça. On nous montre des combats qui durent un peu plus que cinq minutes, qui doivent être rapides et spectaculaires. Dans mon temps, les combats duraient entre 20 et 25 minutes et c’était physique. Il y a des règlements à respecter lorsque tu fais de la lutte et ça prend de la discipline. L’aspect psychologique est très présent et tu dois savoir comment mettre la foule derrière toi par tes gestes et ton déguisement», a raconté Réjean Désaulniers

Le lutteur doit passer par plusieurs étapes avant de sauter dans le ring pour un combat. «La lutte, c’est la base de plusieurs sports de combat. Tu dois t’entraîner à donner et recevoir des coups. L’entraînement se fait de façon graduelle, comme c’est le cas pour n’importe quel sport. L’athlète apprend les prises de base, pour ensuite passer aux prises classiques et de soumission. Lorsqu’il maîtrise le tout, il débute la mise en application de ses différentes connaissances en situation de combat. On ne pousse jamais nos jeunes. On y va selon leurs capacités», a expliqué le Shawiniganais, qui a commencé à pratiquer ce sport à l’âge de 12 ans au coin Champlain/Saint-Paul.

Fondée il y a 48 ans, la FCL souhaite former la relève de demain. «Tu dois t’entraîner, sinon tu ne peux faire de la lutte. Tu dois apprendre à te protéger. Le jeune doit aimer regarder la lutte, mais regarder et faire le travail dans le ring, c’est différent. Je conseille de commencer à s’entraîner vers l’âge de 14 ans. Le jeune doit aimer la lutte et être discipliné. Il vient dépenser son énergie avec nous», a mentionné Réjean Désaulniers, qui organise plusieurs galas chaque année.

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