La Sûreté du Québec s’adapte à la COVID-19

La Sûreté du Québec s’adapte à la COVID-19
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COVID-19. La pandémie de la COVID-19 n’entraîne pas seulement des changements dans les habitudes de vie des citoyens. Les corps de police de la province ont aussi adapté leurs façons de faire afin de poursuivre leur mission pendant cette crise sanitaire.

La Sûreté du Québec (SQ) a déployé des mesures de protection additionnelles pour assurer la sécurité de son personnel et contrer la propagation du coronavirus.

Certaines de ces mesures visent à limiter les risques de contagion lors des interventions policières. À cet effet, des gants, des produits désinfectants, des lunettes et des masques sont fournis aux patrouilleurs et employés qui doivent intervenir auprès de la population.

Ceux-ci doivent appliquer les directives de protection, lorsque possible, dont celle de la distanciation physique de deux mètres, autant sur le terrain qu’à l’intérieur des postes de police. De plus, après chaque quart de travail, les policiers doivent désinfecter leur véhicule de patrouille et les équipements utilisés.

La SQ encourage également le télétravail, notamment pour son personnel administratif.

En date du 27 avril, la Sûreté du Québec comptait 16 cas confirmés de COVID-19 parmi ses employés. De ce nombre, 13 personnes sont maintenant guéries.

Accès limité aux postes de police

Depuis quelques semaines, la Sûreté du Québec a aussi décidé de restreindre l’accès au public à ses bâtiments. Malgré cette décision, le corps de police provinciale assure qu’il continue de répondre aux demandes d’aide de la population. «Un citoyen qui désire communiquer avec nos policiers est invité à décrocher le téléphone disponible à l’extérieur de nos bâtiments. Lorsqu’il n’y a pas de téléphone, le citoyen devra appeler la ligne téléphonique principale du poste, utiliser *4141 ou le 310-4141 avec son téléphone personnel. Il entrera alors en contact avec le personnel à l’intérieur du poste ou avec le Centre de gestion des appels. Ces procédures visent à restreindre au maximum les risques de contamination», explique la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

D’ailleurs, pour la protection de ses policiers et pour maintenir le bon fonctionnement de ses équipements, la SQ a temporairement cessé la prise des empreintes digitales et les prélèvements d’ADN des prévenus dans ses installations.

Hausse fulgurante des appels

On a aussi vu exploser le nombre d’appels logés au Centre de gestion des appels au cours des dernières semaines. Uniquement sur le territoire de la Mauricie, la SQ estime recevoir une centaine d’appels supplémentaires chaque jour en lien avec la pandémie. «Les appels faits à la Sûreté du Québec devraient être uniquement ceux nécessitant une intervention policière. Les préposés des centres d’appels ne font aucune analyse de cas particulier et ne donnent aucune autorisation en matière de déplacements», mentionne la sergente Cossette.

Tout citoyen ayant une interrogation sur une situation personnelle ou un déplacement, considérant les mesures mises en place en lien avec la COVID-19,  doit se référer au site internet du gouvernement du Québec (quebec.ca/coronavirus) ou doit contacter la ligne d’information au 1-877-644-4545.

Plus de 1000 constats d’infraction

En plus de son travail quotidien, la SQ a reçu le mandat d’appliquer la Loi sur la santé publique. Ainsi, l’organisation policière a obtenu l’autorisation du Directeur des poursuites criminelles et pénales de délivrer des constats d’infraction pour l’application de la loi. Ces constats sont émis sur le champ lors de rassemblements intérieurs ou extérieurs interdits. Le montant de ces infractions varie entre 1000$ et 6000$.

En date du 20 avril, elle avait signifié un total de 1156 constats d’infraction et rapports d’infraction généraux aux gens qui ne respectaient pas les mesures gouvernementales en vigueur.

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Jeannine
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Jeannine

Les policiers devraient aussi adapter leur jugement à la pandémie. Trop de contraventions données sans discernement, dont celle d’un couple de personnes âgées de 85 ans qui ne demeure pas ensemble mais qui se visite pour partager un repas. Un geste carrément inhumain… Ils font régner un régime de terreur auprès de la population.