Le Cactus remporte la coupe Yvon-Gervais

Le Cactus remporte la coupe Yvon-Gervais
Le Cactus a réussi un doublé, soit le championnat de la saison régulière et celui des séries. (Photo : lanouvelle.net)

BASEBALL. Champion de la saison régulière de la Ligue de baseball majeur du Québec avec un dossier de 11 victoires et 4 défaites, le Cactus de Victoriaville a ajouté le titre des séries en mettant la main sur la coupe Yvon-Gervais. En finale, il a eu raison des Cascades de Shawinigan en cinq rencontres.

Dans le dernier match, jeudi soir au stade Rémi-Deshaies, dans une rencontre disputée à huis clos, les locaux ont signé une convaincante victoire de 6 à 1.

Au monticule, Karl Gélinas a savouré son cinquième gain des séries. Il a été en contrôle du début à la fin. Il a accordé son premier coup sûr en quatrième manche, celui de l’ancien du Cactus, Julien Bélanger. Il n’a concédé que trois coups sûrs durant tout le match. Le seul point des visiteurs a été marqué en sixième manche, sur une erreur du receveur Josué Peley.

En attaque, les protégés de Marc-André Jodoin ont ouvert la marque en deuxième manche sur un coup de circuit du vétéran David Cyr. Le Cactus a véritablement mis le match hors de portée des Cascades à la cinquième manche à la suite d’une poussée de cinq points. Rylan Sandoval et Pier-Olivier Dostaler ont chacun fait marquer un coéquipier, avant que Yan-Éric Tremblay ne vide les sentiers à l’aide d’un solide double au champ opposé.

L’entraîneur Jodoin n’a pas caché sa satisfaction à la fin du duel. Il a vanté le caractère de ses joueurs. Ces derniers ont notamment effectué deux remontées en finale pour se sauver avec les grands honneurs. «Certains matchs auraient pu aller d’un côté comme de l’autre, mais nous avons su exécuter les gros jeux dans les moments opportuns. Nous savions au début de la campagne que nous avions une équipe capable de réaliser de grandes choses. C’est bien beau avoir un bon club sur papier, mais il fallait livrer la marchandise sur le terrain. C’est ce que nous avons fait», a-t-il commenté.

L’arrivée des joueurs professionnels Karl Gélinas, David Glaude et Josué Peley a évidemment changé le visage de la formation. Cette dernière possédait déjà un solide noyau, mais les nouveaux venus ont su faire une différence.

«Nous avions beaucoup de profondeur. Ça n’a pas été facile de gérer cette situation. J’aime tous les joueurs de cette équipe. Ce n’était pas évident de devoir laisser des gars sur le banc qui méritaient de se retrouver sur le terrain. Mais j’ai pris les décisions dans l’espoir de gagner. Je suis exténué», a mentionné le pilote du Cactus après la conquête des siens. Il est conscient que certains auraient souhaité jouer un plus grand rôle dans les succès de la formation, mais il estime que les sacrifices de chacun ont été concluants.

Il s’agit du premier championnat des séries de la formation victoriavilloise depuis 2007. L’équipe avait ensuite été vendue, puis déménagée à Thetford Mines.

De son côté, le lanceur entraîneur des Cascades Matthew Rusch affirme que le point tournant de la série a été au match 2, alors que Shawinigan menait 7-0, pour finalement perdre 16-8. «La série n’aurait pas été la même si on avait gagné ce match pour mener 2-0 la série. Nous avons eu nos opportunités dans cette série, mais il faut donner le crédit à l’autre équipe qui n’a jamais lâché.»

Avec moins de profondeur au monticule, Matthew Rusch voulait se préserver pour lancer lors du match 6. «Après les remontées du Cactus pour le deuxième et le troisième match, c’était difficile d’arrêter leur momentum. Les joueurs étaient en confiance. On a bien joué, mais chaque fois qu’on prenait les devants, ils revenaient de l’arrière.»

Rusch a tenu à remercier autant la ligue, l’organisation des Cascades, et les partisans. Dans le contexte actuel, les joueurs ont apprécié pouvoir jouer au baseball cet été.

(Propos de Rusch recueillis par Patrick Vaillancourt)

Josué Peley, un incontournable

Sans surprise, Josué Peley, le meneur chez le Cactus, a été nommé le joueur le plus utile des séries. En 39 présences officielles au bâton, il a frappé en lieu sûr à 24 reprises (moyenne au bâton de .615). Il a claqué 5 longues balles, croisé le marbre 15 fois et produit 16 points. Il a de plus affiché une moyenne de puissance de 1.128.

Sa présence derrière le marbre se voulait rassurante, autant pour les lanceurs que la défensive. Les coureurs adverses, du moins la grande majorité, n’ont pas daigné défier son bras puissant et ceux qui l’ont fait en ont payé le prix.

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