Les activités reprennent à l’ancienne usine Doral

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Par Bernard Lepage
Les activités reprennent à l’ancienne usine Doral
Le wave boat se détaille entre 13 500$ et 39 000$ selon les modèles et options que désirera le client. (Photo : courtoisie Composite Multifab)

BATEAUX. Fermée depuis sept ans, l’ancienne usine Doral revit depuis quelques semaines à la faveur de la fabrication du wave boat, un bateau qui se propulse grâce à une motomarine encastrée dans l’embarcation.

Le produit a été développé en France il y a une dizaine d’années par Sealver. C’est l’entreprise Dion Moto inc., de Saint-Raymond-de-Portneuf, qui a obtenu la licence du wave boat pour le Canada. Ses propriétaires, Pierre Gagnon et Sacha Orliange, figurent parmi les quatre actionnaires de Composite Multifab qui s’est installé dans la grande usine de la 3e rue, du secteur Grand-Mère. Le quatuor est complété par Patrick Bardon, concepteur du produit et président de Sealver, et le Shawiniganais Éric Lynch. «Au départ, nous voulions importer leurs produits mais avec la vigueur de l’euro face au dollar canadien, c’est plus économique de les fabriquer ici», explique Pierre Gagnon.

C’est évidemment l

e bassin de main-d’œuvre spécialisé dans la fabrication d’embarcations nautiques qui a emmené l’entreprise à s’établir à Shawinigan. Éric Lynch a été lui-même sous-traitant durant de nombreuses années pour Doral en fabriquant leurs moules. «Ça fait 35 ans que je travaille dans les matériaux composites et le fibre de verre», explique-t-il. L’entreprise espère évidemment recruter des anciens travailleurs de Doral qui employait à la fin des années 1990 plus de 300 salariés.

Avec à l’arrière-plan un modèle 656, on retrouve en partant de la gauche: Éric Lynch, Sacha Orliange, Théodore Laurans et Pierre Gagnon. Théodore Laurans est un salarié de Sealver en France venu superviser la production.

Le wave boat est adapté à tous les modèles de Sea Doo (sauf Spark), Yamaha et Kawasaki. Aussi ingénieux que simple, le système consiste à introduire la motomarine dans le réceptacle du bateau par des glissières. Ces dernières sont moulées aux formes des différents modèles et peuvent donc être changées facilement advenant l’achat d’une nouvelle motomarine. Le système est complété par une sangle qui vient ceinturer l’engin motorisé à l’arrière.

Le bateau hybride peut atteindre des vitesses de pointe de près de 80 km/h avec une motomarine équipée d’un moteur 300 HP. «C’est facile à conduire et ça se comporte très bien dans la vague. Sacha a même fait du wakeboard à l’arrière», souligne Pierre Gagnon.

Le wave boat se détaille entre 13 500$ et 39 000$ selon les modèles et options que désirera le client. Trois modèles ont été développés pour le moment: le 444 (4m 44), le 525 (5m 25) et le 656 (6m 56). Composite Multifab a adapté le produit pour le marché nord-américain en l’équipant de sièges en cuir et divers autres équipements plus courant sur les bateaux de ce côté de l’Atlantique.

Une vingtaine de postes disponibles

En tant que concessionnaire vendant des véhicules récréatifs de toutes sortes depuis de nombreuses années, les propriétaires de Dion Moto inc. connaissent bien les adeptes des motomarines. «Ils ont maintenant une blonde et des enfants et le wave boat est idéal pour eux car ils peuvent maintenant emmener leur petite famille sur l’eau, détacher la motomarine, partir faire une virée puis revenir.»

Actuellement, l’entreprise compte une douzaine de travailleurs mais une vingtaine de postes sont à combler (technicien en composite, peintre, finisseur, découpeur, assembleur, etc.). En plus des waves boats, Composite Multifab fabrique des bateaux pour Canadian Electric Boats, de Montréal et des moules pour d’autres fabricants. «Notre carnet de commandes est pas mal rempli», déclare avec enthousiasme Éric Lynch.

Comme l’un des actionnaires est le propriétaire de Sealver, basé dans la région de Bordeaux, il n’est pas exclu qu’une partie de la production destinée au marché européen soit un jour fabriquée à Shawinigan compte tenu de la faiblesse du dollar canadien face à l’euro.

L’entreprise occupe présentement le tiers de l’usine, propriété d’Olymbec, soit 25 000 pieds carrés. «C’est aussi l’une des raisons pour laquelle on est venu ici. Si les affaires continuent de bien aller, on va avoir l’espace pour agrandir», termine Sacha Orliange.

 

 

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steeve carrey
steeve carrey
1 année

Merci de faire des affaire à shawinigan .