Les deux font la paire

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Par Sandra Lacroix
Les deux font la paire
Les sœurs jumelles Geneviève et Karine Juteau ont une complicité hors du commun lors des entraînements (Photo : courtoisie)

DÉFI. Bien qu’elles soient jumelles, les sœurs Karine et Geneviève Juteau sont très différentes. Elles ont aussi deux parcours de vie très différents, qui les ont pourtant toutes les deux unies sur le chemin de l’Équipe féminine Les Roses.

«J’en suis à ma troisième participation dans l’équipe des Roses, explique d’entrée de jeu Karine Juteau. Lors de la 2e édition des Roses, j’avais fait la cyclosportive de 106 km.»

Pour différentes raisons, une jeune famille, mais aussi un cancer à combattre, Karine a dû quitter l’aventure des Roses après sa première participation. Elle est revenue en force l’an dernier en prenant part au triathlon.

«Le message véhiculé par les Roses est tellement sain que c’est inspirant»

– Karine Juteau

«Pendant ma convalescence, je suis restée en contact avec des Roses et elles m’ont encouragée. L’an dernier je suis donc revenue pour le triathlon, et cette année aussi!», raconte-t-elle fièrement.

Inspirée par sa sœur, Geneviève Juteau a voulu vivre elle aussi cette aventure. «J’avais envie de faire un triathlon, mais pas de la compétition, raconte Geneviève Juteau. Mon but premier était de me rapprocher de ma sœur, de s’entraîner ensemble.»

Avec les Roses, elle a trouvé exactement ce qu’elle cherchait. «Avec les Roses, on n’est pas gênée de rien, il n’y a pas de jugement. On se sent confortable!»

«Les valeurs véhiculées par les Roses sont des valeurs qui sont rares dans le sport et qui sont, selon moi, essentielles. En résumé, t’as pas besoin d’être la meilleure, t’as juste besoin de bouger!»,  rappelle sa sœur.

Un mouvement qui laisse sa trace

«Faire partie des roses est un facteur de motivation pour moi parce que j’ai un but à la fin de l’année, mais c’est aussi un facteur de motivation pour les gens qui ne font pas partie des roses, mais qui m’accompagnent, poursuit Karine. Ils veulent que je réussisse alors ils viennent s’entraîner avec moi.»

«J’ai contaminé ma sœur, mais aussi ma famille et mes amis, ajoute-t-elle. L’an dernier quand j’ai fini mon triathlon, mon conjoint m’a dit « t’es vraiment inspirante ». Et ç’a ma touchée, car à partir de ce moment, il s’est pris en main et a perdu 50 livres. Depuis janvier, c’est mon compagnon de nage. Il s’entraîne deux fois par semaine avec moi.»

Geneviève goûte elle aussi à cette force de motivation qu’on retrouve chez les Roses et qui contamine positivement son entourage. À quelques jours du grand jour, elle estime que son défi est déjà mission accomplie.

«On est complètement différentes, mais quand on s’entraîne, on a une belle complicité et on se challenge. Ça a eu l’effet escompté!»

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