Un projet pour reconstruire les écoles primaires Notre-Dame et de la Petite-Rivière

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Par Bernard Lepage
Un projet pour reconstruire les écoles primaires Notre-Dame et de la Petite-Rivière
L'école primaire de la Petite-Rivière (photo), dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides à Shawinigan, accueille près de 150 élèves tandis que l'école Notre-Dame, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, en compte plus de 440.

IMMOBILIER.  La Commission scolaire (CS) de l’Énergie a entrepris des démarches pour reconstruire complètement les écoles primaires Notre-Dame, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, et de la Petite-Rivière, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides à Shawinigan.

Ces deux établissements avaient défrayé la manchette en mars 2019 alors que la commission  scolaire avait dû évacuer une partie de leur personnel et élèves du fait que la surcharge de neige sur les toitures avait affaibli leurs structures.

Dans le cas de l’école Notre-Dame, il faut rappeler qu’en juin 2018, le ministre de l’Éducation de l’époque, Sébastien Proulx, était venu annoncer la construction au coût de 8,3 millions$ d’un gymnase et de huit nouvelles classes. Le chantier s’est mis en branle l’été dernier et près du tiers des travaux sont complétés. La CS de l’Énergie affirme que l’échéancier est respecté et que l’ouverture de la nouvelle partie demeure prévue pour septembre 2020.

La commission scolaire évalue que la démolition puis la reconstruction de l’école primaire du secteur Saint-Gérard-des-Laurentides coûtera environ 7 938 372$ tandis que 9 869 855$ seront nécessaire pour les mêmes opérations à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

La coordonnatrice aux communications, Amélie Germain-Bergeron, explique que «ces deux bâtiments ont plus de 60 ans d’âge et nécessitent des travaux majeurs de rénovations et de mises aux normes que ce soit au niveau de la structure, de l’isolation, des systèmes de plomberie, chauffage, etc. Ces bâtiments sont considérés comme vétustes d’un point de vue fonctionnel. Par exemple, des locaux sont aménagés au sous-sol ce qui rend la fonctionnalité du bâtiment difficile.»

Après analyse des coûts de travaux à effectuer pour maintenir ces bâtiments aux normes de 2020, la commission scolaire en est venue à la conclusion qu’il serait moins coûteux de reconstruire un nouvel immeuble et de démolir celui existant que de le maintenir pour le rendre aux normes.

Pas d’interruption durant la construction

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) est déjà au fait de ces dossiers puisque la CS de l’Énergie lui a transmis les résultats de tests de sol réalisés sur les terrains avoisinant les bâtiments existants.

À ce sujet, Amélie Germain-Bergeron souligne que «la grandeur des terrains de ces deux écoles nous permettrait de construire un nouveau bâtiment à côté de l’existant ce qui permettrait aux élèves et au personnel de poursuivre l’occupation du bâtiment existant pendant que le nouveau bâtiment se construit.»

La coordonnatrice aux communications ajoute que «l’historique des travaux majeurs et des constructions à la Commission scolaire de l’Énergie démontre que nous sommes en mesure de respecter les coûts des appels d’offres et le délai de réalisation de ces projets majeurs ce qui nous positionne avantageusement.»

Soulignons qu’au cours de l’été 2019, la CS de l’Énergie a tout de même investi près de 900 000$ pour apporter les correctifs aux structures des deux écoles afin de les rendre sécuritaires pour l’année scolaire 2019-2020.

Les anciennes sections de l’école Notre-Dame seront démolies pour laisser place à une nouvelle construction.

Près de 1,9 million $ pour sécuriser les toitures des écoles    

Avec les fortes accumulations de neige et la prolongation de l’hiver tard au printemps, la Commission scolaire de l’Énergie a dû investir près de 1,9 million$ pour sécuriser les fermes de toit de 12 de ses écoles en 2019.

Les cas de Villa-de-la-Jeunesse (Saint-Élie-de-Caxton), Notre-Dame (Notre-Dame-du-Mont-Carmel) et de la Petite-Rivière (Saint-Gérard-des-Laurentides à Shawinigan) étaient connus puisque le personnel et les élèves avaient dû être en partie déménagés dans d’autres établissements au cours du mois de mars.

La situation était à ce point urgente que la CS de l’Énergie avait obtenu la permission du ministère de l’Éducation de procéder à l’attribution de contrat de gré à gré au lieu d’y aller par appel d’offres.

Mais en consultant les procès-verbaux de la commission scolaire, L’Hebdo du Saint-Maurice a constaté que neuf autres écoles ont fait l’objet de soumissions durant l’été afin de renforcer la structure de leur toiture en prévision de l’année scolaire 2019-2020.

Notons que la CS de l’Énergie budgète un montant d’environ 100 000$ par année pour procéder au déneigement des toitures de ses écoles.

Liste des écoles

  • Saint-Paul (Grand-Mère / Shawinigan)              21 047$
  • Des Boisés (Saint-Alexis-des-Monts)                  24 834$
  • Notre-Dame (Lac-à-la-Tortue / Shawinigan)    35 182$
  • Notre-Dame-de-la-Joie (Saint-Barnabé Nord) 40 914$
  • Jacques-Cartier (Lac-à-la-Tortue / Shawinigan) 58 700$
  • Jacques-Plante (Saint-Georges-de-Champlain / Shawinigan) 73 700$
  • Dominique-Savio (Saint-Georges-de-Champlain / Shawinigan) 111 884$
  • La Croisière (Saint-Séverin)                              169 600$
  • Saint-Charles-Garnier (Shawinigan)                206 700$
  • Villa-de-la-Jeunesse (Saint-Élie-de-Caxton) 260 292$
  • De la Petite-Rivière (Saint-Gérard-des-Laurentides / Shawinigan) 409 770$
  • Notre-Dame (Notre-Dame-du-Mont-Carmel) 474 534$
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