L’Espace d’accélération et de croissance prend la relève des pôles d’innovation

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Par Patrick Vaillancourt
L’Espace d’accélération et de croissance prend la relève des pôles d’innovation
Sur la photo de gauche à droite, Jean Lambert, conseiller aux entreprises, Jacinthe Béland, responsable des communications et du marketing, Geneviève Pellerin et Mélanie Gélinas, conseillères aux entreprises, Hélène Lefebvre, adjointe administrative et Luc Méthot, coordonnateur. Mesdames Béland, Pellerin et Gélinas sont les trois nouvelles ressources dédiées principalement à l'EACM. (Photo : courtoisie)

ÉCONOMIE. Le gouvernement du Québec a annoncé lundi matin en Mauricie l’entité qui prendra la place des défunts pôles régionaux d’innovation. Près d’un million de dollars ont été consentis à l’Économie du savoir Mauricie pour la mise en place de l’Espace d’accélération et de croissance de la Mauricie (EACM).

Annoncé en grande pompe au Digihub Shawinigan en février 2018 par l’ancien premier ministre Philippe Couillard en personne, le Réseau national des pôles régionaux d’innovation (RNPRI) a été aboli en mai 2019 par la ministre déléguée au Développement économique régional Marie-Eve Proulx et son gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

En Mauricie, une somme de 559 093$ a été accordée pour la création de l’espace d’accélération et de croissance provenant du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), et le ministère de l’Économie et de l’Innovation ajoute un montant de 438 630$ provenant du Programme d’aide à l’entrepreneuriat.

L’Économie du savoir Mauricie détient son siège social à Trois-Rivières, et un deuxième point de service du EACM a été créé au Digihub Shawinigan. L’entité permettra la concertation, la collaboration et la communication entre les acteurs socioéconomiques de la région. Les entreprises pourront obtenir un accompagnement afin d’améliorer leurs façons de faire. Des formations spécialisées seront aussi offertes à une trentaine d’entreprises en lien avec l’innovation.

Une offre clé en main pourra être offerte aux entreprises, et cinq thèmes ont été désignés : commercialisation numérique, cybersécurité, production à valeur ajoutée, propriété intellectuelle, et transformation numérique 4.0.

«Les espaces d’accélération de croissance sont nés en septembre 2019 au terme de la tournée régionale qu’avait faite la ministre Proulx et qui a mis sur pied ce nouveau concept pour soutenir l’innovation dans toutes les régions du Québec, explique la députée de Laviolette-Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. Chaque espace vise à propulser nos entreprises en favorisant l’innovation. On voulait aussi que ce soit spécifique pour chaque région. Le service est mis à la disposition de toutes nos entreprises sur le territoire.»

L’octroi a permis la création de trois emplois à l’Économie du savoir Mauricie. «À l’Économie du savoir Mauricie, on appuie nos PME depuis 2011. On sait par expérience qu’une entreprise qui intègre l’innovation à leurs pratiques d’affaires deviennent plus compétitives, plus productives, et surtout plus prospères, affirme Luc Méthot, coordonnateur de l’Économie du savoir Mauricie. Les objectifs sont en cohérence avec ce que l’on fait déjà. On accompagne les entreprises dans la mise en œuvre des projets d’innovation. Les cinq thèmes que nous avons choisis répondent à des besoins mentionnés par les entrepreneurs lors de nos accompagnements. On vise la participation de 40 à 50 entreprises pour le moment, et on en a déjà une quinzaine dans nos cartons actuellement.»

Le maire de Shawinigan et président du Digihub Michel Angers avait dénoncé vigoureusement l’abolition des pôles d’innovation l’année dernière.  Comment accueille-t-il cette nouvelle? «Je considère encore que la formule qui avait été mise en place et qui était la responsabilité du Digihub était une excellente formule pour décentraliser l’ensemble des éléments de coordination, mais on va jouer le jeu. Les gouvernements changent et les programmes changent. La bonne chose c’est que ce sont des gens de chez nous qui sont là. Il faut garder comme objectif que ce sont des entreprises de chez nous qui doivent bénéficier des montants d’argents et de l’expertise qu’on développera autour de ce projet. Le bureau satellite au Digihub a fait partie des discussions au moment où on nous a enlevé les montants du gouvernement. Ça ne donne rien de pleurer sur du lait répandu, en souhaitant que ça puisse fonctionner pour la suite des choses.»

Les entreprises intéressées par un ou plusieurs thèmes sont invitées à communiquer avec l’EACM au 819-519-9090 ou par courriel à info@esm-im.ca.

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