L’expérience de l’entraîneur peut faire une différence?

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Par Patrick Vaillancourt
L’expérience de l’entraîneur peut faire une différence?
L’entraîneur-chef des Cataractes de Shawinigan Ron Choules. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

HOCKEY. Une saison de 60 matchs, des divisions de 6 équipes, et 12 matchs contre chacune des formations de la division. Sans aucun doute, les rivalités seront présentes rapidement en saison, et les entraîneurs devront user d’originalité pour surprendre l’entraîneur adverse avec une stratégie différente. La feuille de route de l’entraîneur des Cataractes Ron Choules pourrait contribuer au succès de l’équipe, lui qui roule sa bosse depuis 2007-2008 dans le circuit Courteau.

Même avant son arrivée avec les Cataractes au cours de l’été, Ron Choules avait déjà commencé à étudier les joueurs par vidéo. La composition de l’équipe a été annoncée rapidement après seulement deux semaines de camp d’entraînement. Avec le retour de nombreux vétérans, les chaises des postes clés étaient déjà comblées.

Avec son expérience dans la ligue, Choules a été catégorisé comme étant un entraîneur défensif. Bien qu’il n’aime pas réellement ce terme, il se retrouve avec une équipe possédant une des meilleures attaques de la ligue. «Je n’aime pas dire que je suis un entraîneur défensif, mais plutôt un entraîneur de détails. On a le talent brut offensivement, mais il faut que ces joueurs veulent jouer défensivement sans la rondelle. Il faut savoir quoi faire quand on perd la rondelle. Des détails comme la position des pieds, des épaules, et le bâton sont importants. On a travaillé fort là-dessus. Pas parce qu’ils ne sont pas capables de le faire, mais parce qu’ils ne sont pas habitués.»

Pour l’entraîneur Ron Choules, non seulement la glace est divisée en trois zones, mais il qualifie ces zones avec une image bien à lui. «Notre zone défensive, c’est la zone de travail, la zone neutre c’est la zone vitesse, et la zone offensive c’est la zone de fun. Mais pour arriver à cette zone, il faut que tu travailles et que tu sois vite.»

Les objectifs et le calendrier particulier

«J’ai toujours un objectif chaque année, c’est de faire les séries. C’est facile de dire ça cette année avec notre potentiel, mais on va bâtir sur ça. On va avoir des objectifs en saison par séquence de 5-7 matchs. Je ne fixe pas de rang pour finir la saison. Je sais que notre division est compétitive. J’ai du respect pour les autres entraîneurs. On va s’ajuster à eux, et ils vont s’ajuster à nous. Je veux voir une progression pendant toute la saison. C’est certain que les rivalités vont se faire plus rapidement, ça sera aux clubs de s’ajuster.»

Est-ce que le travail de l’entraîneur sera encore plus important cette saison pour les ajustements? «Plus important, non je ne pense pas. On va faire les ajustements comme d’habitude. Mais j’ai assez d’expérience pour savoir que ce n’est pas si gros que ça le pourcentage de l’entraîneur, et que ce sont les joueurs qui décideront du succès avec leur travail.»

Choules a aussi beaucoup d’expérience à titre d’entraîneur adjoint, notamment en 2016-2017 lors d’un premier séjour avec l’organisation des Cats. Comment voit-il le travail avec son adjoint Philippe Roy? «On a une bonne chimie Philippe et moi jusqu’à maintenant. On fait tout ensemble. C’est pas juste moi qui décide et je veux savoir son opinion. Je veux avoir la vérité même s’il n’est pas d’accord. Avec mon expérience comme coach et comme adjoint, je sais qu’il faut travailler ensemble.»

Le pilote des Cataractes indique que l’organisation rappelle constamment aux joueurs la chance qu’ils ont de jouer au hockey dans le présent contexte. «Souvent, le joueur est dans sa bulle et il pense seulement au hockey. C’est notre devoir de rappeler aux gars ce qui se passe dans le monde et leur faire comprendre la chance qu’ils ont.»

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