L’histoire du Domaine Beauséjour

Photo de Bernard Lepage
Par Bernard Lepage

Dans son inventaire du patrimoine bâti de Shawinigan dévoilé en janvier 2011, la firme Patri-Arch accordait la mention Valeur patrimoniale exceptionnelle au Domaine Beauséjour à Saint-Gérard-des-Laurentides.

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Vrai que le site semble projeter ses visiteurs environ 100 ans en arrière. Trônant au milieu d’un ensemble de près de 18 bâtiments, le bâtiment principal est entouré de chalets de dimensions plus petites, de deux granges, de hangars, d’un bâtiment servant à entreposer des embarcations et même d’une chapelle.

Le site appartenait à l’origine à la famille d’Annie McNair Elderkin et de George Hunthington Sumner (1861-1927), médecin et professeur d’anatomie au College of Physicians and Surgeons de l’Université Columbia à New York.

Parents de quatre filles, le couple fait aménager sur les bords du lac à la Perchaude une petite bourgade de bâtiments en bois ronds à trois km du village de Saint-Gérard-des-Laurentides. Les bâtiments ont été construits entre 1885 et 1950 dont la plupart sont conçus pour 3 saisons.

Hunthington aimait faire du camping avec ses amis dans la forêt canadienne, il aimait pêcher, faire du canot, aller à la chasse, il possédait des connaissances dans l’art de travailler le bois et aimait créer des meubles avec le bouleau blanc et argent dans son domaine au Canada.

Au début du 20e siècle, la propriété est donnée à leurs amis, la famille Bishop-Renshaw. Les gardiens québécois (famille Hébert, Desaulniers, Boucher…) vivront sur place pour protéger soigneusement le domaine appelé par les Américains: Le Beauséjour. La construction du domaine s’inscrit dans le courant des années 1870-1880 lorsque les clubs de chasse et de pêche commencent à s’implanter dans les forêts québécoises.

La valeur du domaine réside aussi sur le fait qu’il témoigne d’une facette intéressante de l’histoire de la Mauricie, qui par ses nombreux cours d’eau et ses forêts giboyeuses, a attiré un bon nombre de ces clubs partout sur son territoire.

Le domaine possède en outre plusieurs bâtiments qui se trouvent tous dans un état d’authenticité impeccable. Ces bâtiments furent érigés dans un style rustique et artisanal, qui empruntent des éléments au style traditionnel québécois, à la maison du bûcheron, aux styles mansard et Arts and Crafts.

Le site demeurera dans la famille Renshaw-Bishop jusqu’en 1996 alors qu’il est acheté par l’homme d’affaires Bernard Laferrière (aujourd’hui décédé) et sa conjointe de l’époque, Sylvie Gervais. Celle-ci revend le site à l’automne 2011 à Robert Pilotte et sa conjointe Danièle Richard.

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