Marc-Antoine Pépin, quart-arrière des Cataractes

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Par Jonathan Cossette
Marc-Antoine Pépin, quart-arrière des Cataractes
Marc-Antoine Pépin devrait connaître beaucoup de succès sur le plan offensif à nouveau cette saison. Photo courtoisie – Jean Levasseur - Cataractes

Originairement membre du Phoenix de Sherbrooke, Marc-Antoine Pépin a entamé sa deuxième saison complète dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et elle s’avère fort prometteuse pour le #44. Rappelons que l’arrière des Cataractes se dirigeait vers une saison de 40 points avant que l’arrivée de la COVID-19 ne vienne mettre un terme à la saison 2019-2020.

Chose certaine, le natif de Saint-Grégoire est arrivé fin prêt au camp en vue de la prochaine saison.

«Dès que la saison s’est terminée en mars, j’ai eu la chance de commencer à m’entraîner hors glace avec un coach privé. On était en petit groupe et on respectait la distanciation sociale. Ç’a duré environ cinq mois. On réussissait à bouger un peu et c’est ça l’essentiel. Il était hors de question de rester chez nous à ne rien faire. Sur la patinoire, j’ai pu recommencer il y a un bon deux mois», explique-t-il.

«Pendant le camp, c’est toujours le fun de revoir les gars. Un camp, c’est important pour retrouver la forme, l’exécution du jeu et les passes. Je dis toujours qu’au camp, peu importe que tu sois âgé de 16 ans ou 20 ans, il faut donner son maximum pour être en shape lorsque la puck va dropper pour la première game. J’avais un grand rôle l’an dernier et cette année, à 19 ans, je m’attends encore à un rôle assez important.»

Les Cataractes de Shawinigan ont amorcé un nouveau cycle de reconstruction en 2017-2018. Vous aurez compris que les attentes sont élevées en vue de la prochaine saison.

«On l’a vu au camp! Les gars savent que c’est une grosse année qui nous attend et ils ont travaillé fort cet été. Certains ont pris un méchant step et je pense vraiment que nous aurons une solide équipe», confie-t-il.

«De mon côté, je n’aime pas me fixer des objectifs parce que ça vient mettre une certaine pression supplémentaire. J’essaye toujours de jouer ma game et selon ce que la game te donne. Tu peux obtenir trois points, mais mal jouer. Est-ce que ça vaut vraiment la peine? Tu peux jouer un excellent match sans obtenir de point. Si je finis l’année à 20 points, ce sera 20 points, et si je finis avec 50 points, ce sera 50.»

Prochain camp LNH?

À son arrivée à Shawinigan en 2018-2019, le jeune Pépin s’est rapidement fait remarquer aux yeux des dépisteurs, lui qui avait récolté 13 points en 23 matchs. Suffisamment pour qu’il obtienne une invitation au camp d’entraînement des Maple Leafs de Toronto, formation de la Ligue nationale de hockey (LNH).

«C’était incroyable. J’ai reçu l’invitation à la fin de la saison et en début de saison, je jouais au niveau collégial. Le step s’est fait vite! J’ai joué 23 matchs au niveau Junior et j’ai été invité. Je me suis retrouvé au gros camp des Leafs avec les Matthews (Auston) et Marner (Mitch), alors c’était très impressionnant. Il y a une bonne coche entre les deux niveaux et les gars sont vraiment bons. Lorsque tu as touché à la LNH, tu sais à quoi t’attendre, ce que ça prend pour jouer à ce niveau-là et où mettre les efforts», explique-t-il.

«Pour les prochains camps (LNH), on est pas mal dans le néant présentement. On sait que le repêchage est en octobre, mais est-ce que les équipes vont inviter seulement les joueurs repêchés à leur camp pour limiter le nombre de joueurs? J’en ai aucune idée. Mon but premier, ce serait d’être repêché par une équipe au cas où les équipes amèneraient seulement les joueurs repêchés. Sinon, j’aimerais bien recevoir une autre invitation. L’an dernier, je pense que je suis l’invité qui s’est rendu le plus loin au camp. Lorsque tu arrives au camp, ça te donne une chance et c’est ce qui est important.»

L’athlète de 6’’3 ne s’en cache pas, il aurait aimé vivre l’expérience du repêchage au Centre Bell, à Montréal, cette semaine. Rappelons que ce dernier aura lieu de façon virtuelle en raison de la pandémie actuelle.

«Le repêchage est à Montréal alors ce n’était pas loin pour que toute la famille et les amis puissent venir. C’est sûr que ça aurait été un évènement plaisant à vivre avec les gens que tu aimes, mais ce n’est pas une chose sur laquelle on a le contrôle», se dit-il.

«Oui c’est plate, mais que tu entendes ton nom sortir dans un micro ou de le voir apparaître sur un écran, le résultat sera le même.»

Vivre en «bulle»

Les Cataractes entameront la saison 2020-2021 le 1er octobre prochain. C’est dans un édifice «bulle» que les joueurs devront se loger, et devant un aréna vide qu’ils devront évoluer.

«On habite dans une grande bâtisse de 24 chambres. On est vraiment isolé et nous aurons tous une chambre. Il y a des salons avec des télévisions. Habiter tous ensemble va sûrement nous permettre d’avoir une très bonne chimie d’équipe. Pour ce qui est des études, nous avons une grande salle où ça va être possible de se connecter par ordinateur pour avoir accès à nos cours à distance», lance-t-il.

«Pour ce qui est des matchs, ça va être bizarre parce que le Centre Gervais Auto est un des plus beaux arénas dans la LHJMQ. L’ambiance, lorsqu’il y a 3000 ou 400o spectateurs, est incroyable et c’est tellement bruyant. Sans spectateur, ça va être différent, mais on va s’habituer. Notre rôle, c’est de jouer au hockey, alors qu’on y retrouve 3000 personnes dans l’aréna ou aucune, on doit jouer au hockey», conclut-il.

Avec ses 36 points (dont 6 buts) en 60 matchs la saison dernière, Pépin avait pris le 5e rang de l’équipe derrière Mavrik Bourque (71), Xavier Bourgault (71), Vasily Ponomarev (49) et Charles Beaudoin (44).

 

 

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