Michel Matteau: aveuglement, frustration et conflit d’intérêt

Par superadmin

Cher monsieur Dolbec,

La violence de l’attaque est à la mesure de l’échec de ce premier Rendez-vous des arts de la rue. Et on peut se demander pendant combien d’années encore les responsables du nouvel événement imputeront leurs erreurs et leur incompétence à leurs prédécesseurs, abandonnés à leur sort et à leurs dettes, pendant que des envieux s’installaient sans honte dans la maison que les fondateurs avaient mis dix ans à construire. Rappelons une chose: les usurpateurs du festival ne réparent aucun «pot cassé», au contraire, puisqu’ils n’assument aucune de leurs responsabilités.

C’est le cas de l’influent Michel Matteau, que le succès national et la reconnaissance internationale de l’ancien festival rendait vert de jalousie et qui attendait son heure, caché dans un coin. Les citoyens de Shawinigan ont le droit de savoir pourtant qu’il est l’un des principaux acteurs du désastre qu’a connu le Rendez-vous des arts de la rue cette année. Michel Matteau parle de faits cachés, mais n’est-ce pas lui qui a suggéré la nomination de madame Léna Sauvageau, qu’il connaît intimement depuis de longues années.

Comme la nouvelle directrice, Michel Matteau est incapable d’assumer l’échec lamentable qu’a connu le festival. Dans les circonstances, j’ai du mal à comprendre qu’il ose dire que l’administration des fondateurs et créateurs du Festival de théâtre de rue de Shawinigan était déficiente? Il sait très bien que si la Ville de Shawinigan avait respecté ses engagements et renouveler le contrat du Festival, les artistes et les commerçants de Shawinigan auraient été payé et ce, depuis plus d’un an.

Regardez ce que les citoyens ont eu cette année pour les 200 000$ investis par la Ville et comparez-le au Festival de l’ancienne administration. S’il reste à Michel Matteau une once d’honnêteté intellectuelle, il admettra qu’Yves Dolbec, l’ami trahi, était un très bon gestionnaire. Les 500 000$ de subvention récoltés cette année ne prouvent qu’une chose, c’est que les gars avaient bâti quelque chose de très solide. Je mets Michel Matteau au défi de trouver un festival en région au Québec qui obtient 500 000$ de subventions à sa première année. Il s’interrogera au passage sur le sérieux d’une administration municipale qui signe un contrat de trois ans (autant dire un chèque en blanc) avec des gens qui n’ont jamais organisé un festival de leur vie et dont les états de service demandent à être vérifiés.

J’oubliais un détail: Michel Matteau siège au conseil d’administration du festival le Rendez-vous des arts de la rue. Comment ça s’appelle ça déjà? Un conflit d’intérêt ? – Denis Dolbec, porte-parole du Festival de théâtre de rue de Shawinigan ***

Réponse de Michel Matteau à l’article de monsieur Denis Dolbec

Nous procédons cette semaine à la publication intégrale de votre texte répondant à la parution, dans notre édition du 4 août dernier, de notre commentaire "Bons baisers de Shawinigan" . Permettez-nous cependant d’en faire douce analyse.

Nous tenons dans un premier temps à vous rassurer que l’auteur n’a absolument pas rougi lors de la rédaction du commentaire, ni lors de sa publication. Chaque mot y fût bien mesuré tant à l’écriture qu’à la relecture du document. Sachez aussi que notre personne ne fut non plus jamais teintée de ce vert dont vous faites mention lorsque vous nous prêter des élans de jalousie envers les gens du Festival de théâtre de rue. Des sentiments tout autres nous animent, soyez-en aussi rassuré.

En fait, puisque vous semblez aimer tellement la couleur, nous vous ferons ici une confidence…Certes, nous avons viré légèrement vers le bleu lorsqu’en début de notre texte, nous avons senti le besoin de crier: "Oui, je suis choqué. Tellement choqué ». Depuis les couleurs normales nous sont revenues et nous nous portons bien. La tête aussi d’ailleurs.

De plus, nous vous serions reconnaissant de mentionner à vos sources d’informations que d’aucune façon nous fûmes approché, consulté, ni n’avons suggéré qui que ce soit dans le processus d’embauche du directeur général du nouveau Rendez-vous des arts de la rue de Shawinigan, menant à la nomination de madame Léna Sauvageau. Cette dernière fut effectivement à l’emploi de l’Hebdo du St-Maurice dans les années 1980 (1984-86) et à notre connaissance, réside à Montréal depuis près de vingt ans. Durant cette période, nous avons trop des doigts d’une main pour faire le compte des rencontres survenues avec la concernée. Alors, le "qu’il connaît intimement depuis de longues années" de votre texte n’aurait-il pas saveur d’exagération.

A la toute fin de votre texte, vous nous disiez "j’oubliais un détail". En fait, nous croyons effectivement que vous auriez dû l’oublier, car prenez note que nous ne siégeons pas au conseil d’ administration du Rendez-vous des arts tel que vous l’affirmez. Nous avons au printemps dernier, accepté que notre nom soit vu comme tel et avons participé à quelques rencontres du comité. Par la suite, en début mai, nous avons avisé l’évènement de notre retrait immédiat de ce tour de table. Notre départ fut aussi signifié par écrit aux autorités de la Ville de Shawinigan ce même jour. Alors, pour ce qui est du conflit d’intérêt?…Vous conviendrez monsieur Dolbec, qu’à ce chapitre aussi, vos informateurs ont besoin d’être rafraichis.

Pour ce qui est de la valeur de cette première édition du Rendez-vous des arts, nous hésitons à considérer et/ou à commenter tous ces chiffres que vous mentionnez dans votre missive, vos sources d’informations étant ce qu’elles semblent être… En ce qui a trait au volet artistique, n’y ayant assisté que quelques heures, nous nous abstiendrons donc d’analyse et de jugement élaborés. Nous y avons vu par contre des choses intéressantes et aussi des éléments nécessitant ajustements et correctifs. D’autre part, ce qui aura certes marqué positivement ce premier week end du Rendez-vous demeure que les fournisseurs et gens d’affaires locaux ainsi que les artistes ont été payés. Saveur à laquelle il est bon de goûter.

Nous en sommes rendu aux derniers mots de cet échange et nous les utiliserons pour réitérer nos propos d’appréciation des talents artistiques du trio du Festival de théâtre de rue. Pour ce qui est du reste, l’évidence parle plus fort que nous. – Michel Matteau, éditeur de L’Hebdo du St-Maurice

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