Mobilité durable: l’expertise du DSP en renfort

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Par Bernard Lepage
Mobilité durable: l’expertise du DSP en renfort
(Photo : Photo L'Hebdo – Archives)

TRANSPORT. La Direction de santé publique (DSP) mènera une évaluation d’impact sur la santé (EIS) sur le Plan de développement de transport et de mobilité durable que la Ville de Shawinigan est à élaborer.

Rappelons que l’administration Angers avait adopté à l’automne 2018 un nouveau schéma d’aménagement auquel le gouvernement du Québec a demandé des ajustements, dont notamment l’adoption d’une stratégie touchant le transport et la mobilité durable.

Une EIS est une approche servant à favoriser de meilleures décisions pour la santé de la population lors de l’élaboration de projets municipaux. Cette approche permet d’anticiper les effets potentiels d’un projet sur la santé des citoyens afin de maximiser ses retombées positives et réduire ses effets négatifs sur la santé. L’étude qui sera réalisée à Shawinigan au cours des prochains mois est l’une des huit au Québec financées par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Nous avions confié à une firme le mandat de faire un diagnostic de la situation actuelle et de proposer un plan d’action. Elle devait nous remettre ses résultats en décembre, mais avec la COVID-19, ça ira probablement en 2021», explique Véronique Gagnon-Piquès, agente aux communications à la Ville.

Le schéma d’aménagement durable est un outil que toutes les municipalités doivent adopter et qui détaille sa planification territoriale pour les prochaines années. Celui de Shawinigan a été conçu avec une vision qui s’étire jusqu’à l’horizon 2030.

Optimisation des axes routiers, limite de vitesse, fluidité des déplacements, réseau de piste cyclable, espaces de stationnement, transport en commun: le plan de développement du transport et de mobilité durable ratisse large et le rôle du DSP sera d’y intégrer le volet santé.

Conseillère en santé environnementale au CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Karine Martel explique que le DSP analysera le plan que la Ville lui soumettra d’un point de vue santé publique. «On fera à terme des recommandations. Ça peut aller à la bonification du réseau de pistes cyclables, des mesures pour améliorer la sécurité des déplacements, identifier les carrefours les plus dangereux, etc. Pour y arriver, on va bien sûr à analyser les documents qui nous seront soumis en les comparant avec la littérature scientifique. Ça pourrait aller aussi jusqu’à consulter les citoyens.»

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a alloué un montant de 35 000$ au DSP pour mener à terme son EIS.

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