« Mon attachement est en Mauricie avec les Cataractes. »

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Par Patrick Vaillancourt
« Mon attachement est en Mauricie avec les Cataractes. »
Pascal Dupuis, adjoint aux opérations hockey et actionnaire des Cataractes. (Photo : (Photo courtoisie))

HOCKEY. Ce n’est pas tous les jours que des joueurs juniors peuvent côtoyer un gagnant de la Coupe -Stanley et un vétéran de 15 saisons dans la Ligue nationale de hockey. Les joueurs des Cataractes ont cette chance chaque semaine avec l’implication de l’adjoint aux opérations hockey et actionnaire des Cats, Pascal Dupuis.

Celui qui a pris sa retraite du hockey professionnel en 2016 s’implique depuis près de trois ans avec son ancienne équipe junior.

« Mon rôle est large. Je peux jaser avec les entraîneurs pour les aider à trouver des points. Dans le fond, je suis là pour les faire penser, je vois mon rôle un peu comme ça. Pour penser à des détails de la game, pour penser à des façons dont on peut s’améliorer. Des fois, quand tu as le nez dedans tous les jours, tu ne vois pas tout. J’ai un certain recul en n’étant pas là tous les jours, alors je vois la photo de l’extérieur. Je peux jaser avec les entraîneurs de tel joueur ou telle situation. Je peux apporter mon expérience en termes de hockey, mais aussi pour gérer des situations avec les joueurs. J’ai été joueur junior, joueur dans la LNH, il y a des étapes que tu dois traverser et j’ai un certain bagage pour aider autant les entraîneurs que les joueurs. »

Quand il est présent, Pascal Dupuis se trouve dans la chambre avec les joueurs avant le match, entre les périodes, et après le match. Il regarde la rencontre depuis les estrades. « Quand je suis en ville, j’embarque aussi avec les gars sur la glace pour les pratiques. Je donne des conseils sur les petits détails, le positionnement du bâton, les sorties de zone… Parfois, juste de s’assoir avec 3-4 gars dans le gym pour leur demander comment ça va et en même temps chercher le pouls de l’équipe pour que tout reste positif », explique Pascal Dupuis.

Le gagnant de la Coupe -Stanley en 2009 avec les Penguins de Pittsburgh discute fréquemment avec le directeur général de l’équipe Martin Mondou. « Martin parle avec beaucoup de gens de différentes situations, moi compris. Il se nourrit des opinions des gens, et il a la mienne en haute estime. C’est lui qui pèse sur la gâchette, mais il s’informe beaucoup avec le personnel quotidiennement. »

Pascal indique que c’était dans son plan d’après carrière de s’impliquer avec les Cats, une fois que sa famille serait bien établie à leur retour au Québec. Est-ce que c’était clair que son implication allait être avec Shawinigan ? « J’habite Blainville et il y a un club juste à côté de la maison avec l’Armada. Mon attachement est en Mauricie avec les Cataractes. J’ai joué junior là, j’ai rencontré ma femme là, ma belle-famille vient de là, quand j’ai gagné la coupe, je l’ai emmené à Shawinigan, j’ai plein d’amis en Mauricie. C’était le move naturel pour moi pour retourner dans le hockey junior. »

Avec les Bourque, Bourgault, Nadeau, et Canonica qui sont allés dans des camps professionnels, de quelle façon le retraité de la LNH peut-il les aider ? « -Quand tu te fais retrancher, tu veux tellement y retourner parce que tu vois comment tu es traité. Toutes les situations sont optimales pour performer, et quand tu goûtes à ça, tu sais que c’est la vie de joueur de hockey que tu as toujours rêvé. Après c’est la façon de penser et de trouver pourquoi tu es revenu. Alors j’essaie de poser des questions pour que le joueur réfléchisse à sa situation et qu’est-ce qui lui manquait pour rester dans la LNH. J’aime voir que le joueur peut trouver ses propres réponses, et ensuite avec le staff, nous avons les outils pour l’aider à y arriver. »

D’un autre côté, Dupuis possède l’expérience de la LNH sans avoir été repêché. « J’ai joué comme joueur de 20 ans junior. Alors ceux qui vivent ça, je peux leur partager mon expérience et c’est une histoire que je peux raconter pour qu’ils accèdent à leur rêve et qu’ils continuent d’y croire. Pour les plus jeunes, j’ai un gars de 15 ans, alors je connais la façon de penser des plus jeunes et comment on peut les développer. Je connais la bibitte comme on peut dire et comment les jeunes pensent en 2021. Je ne suis pas un vieux dépassé qui écoute du René Simard à la maison », lance Dupuis avec un brin d’humour.

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