Une fusillade à un arrêt d’autobus fait six morts à Jérusalem

Des assaillants palestiniens ont ouvert le feu lundi à un arrêt de bus du nord de Jérusalem, tuant six personnes et en blessant 12 autres, selon la police israélienne, les services de secours et les hôpitaux locaux.

La police a soutenu que les assaillants avaient fait feu sur des personnes qui attendaient à un arrêt de bus. Un soldat israélien et un civil qui se trouvaient sur les lieux ont abattu les assaillants.

La guerre à Gaza a déclenché une vague de violence tant en Cisjordanie occupée par Israël qu’en Israël. Des militants palestiniens ont attaqué et tué des Israéliens en Israël et en Cisjordanie, tandis que les violences des colons contre les Palestiniens ont également augmenté.

Le premier ministre canadien, Mark Carney, a condamné «l’attentat terroriste» survenu à Jérusalem-Est, soutenant que «la population canadienne offre ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes et est de tout cœur avec le peuple israélien».

«En collaboration avec nos partenaires et alliés, avec un sentiment d’urgence et de détermination, nous allons continuer de favoriser une paix et une sécurité durables dans la région», a-t-il fait valoir sur X.

La fusillade de lundi a eu lieu à un carrefour important à l’entrée nord de Jérusalem, sur une route menant aux colonies juives situées à Jérusalem-Est.

Sur des images de l’attaque, on peut voir des dizaines de personnes fuyant un arrêt de bus à ce carrefour très fréquenté pendant l’heure de pointe du matin. Un bus, dont le pare-brise est criblé de balles, est immobilisé.

Les ambulanciers qui sont intervenus sur les lieux ont raconté que la zone était chaotique et couverte de verre brisé, avec des personnes blessées inconscientes sur la route et le trottoir.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est arrivé sur les lieux environ deux heures après la fusillade.

M. Nétanyahou devait comparaître lundi devant le tribunal dans le cadre de son procès pour corruption, qui a été reporté. Il a averti qu’Israël «mène une guerre sur plusieurs fronts», notamment dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et en Israël.

M. Nétanyahou a félicité le soldat qui a tué l’agresseur, qui appartenait à une unité nouvellement formée pour les soldats ultraorthodoxes.

Des centaines de membres des forces de sécurité sont arrivés sur les lieux pour rechercher d’autres assaillants ou des explosifs qui auraient pu être placés dans les environs.

L’armée israélienne a annoncé qu’elle encerclait les villages palestiniens situés à la périphérie de la ville voisine de Ramallah, en Cisjordanie, afin de renforcer sa défense en réponse à l’attaque.

Le Hamas a salué l’attaque, sans en revendiquer la responsabilité, la qualifiant de «réponse naturelle aux crimes de l’occupation contre notre peuple».

La fusillade de lundi est l’attaque la plus meurtrière en Israël depuis la fusillade de masse d’octobre 2024, lorsque deux Palestiniens de Cisjordanie ont ouvert le feu à l’intérieur d’un tramway à Tel-Aviv, tuant sept personnes et en blessant plusieurs autres. La branche militaire du Hamas a revendiqué cette attaque.

Selon les données du bureau humanitaire des Nations unies, au moins 49 Israéliens ont été tués par des Palestiniens en Israël ou en Cisjordanie entre le début de la guerre et juillet 2025.

Au cours de la même période, les forces israéliennes et les civils ont tué au moins 968 Palestiniens en Israël et en Cisjordanie.

— Avec des informations de La Presse Canadienne