Partenariat innovant entre Wemotaci et Bionest

Partenariat innovant entre Wemotaci et Bionest

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INNOVATION. Il y a presque 10 ans, la communauté atikamekw de Wemotaci a ouvert ses portes afin d’accueillir l’entreprise de Shawinigan Bionest pour de tester un nouveau produit lié avec le traitement des eaux usées. Ce nouveau produit est maintenant prêt pour la vente commerciale et c’est un mot atikamekw qui a été choisi: KAMAK qui signifie lac vivant.

C’est lors d’une conférence de presse qui se tenait à Espace Shawinigan que les gens de Bionest ont présenté cette nouvelle façon innovante pour le traitement des eaux usées. Sur place, on retrouvait Constant Awashish, Grand-Chef du Conseil de la nation atikamekw (CNA), son conseiller David Boivin, ancien chef de Wemotaci, et Dany Chilton, représentant du chef actuel de Wemotaci, François Néashit.

C’est en 2008 que les discussions entre Wemotaci et Bionest ont commencé. Des premiers tests ont été effectués à Wemotaci, puis en 2012, des tests plus poussés ont eu lieu dans les étangs de la municipalité de Grandes-Piles.

«Quand on a vu les gens de Bionest il y a près de 10 ans à Wemotaci, je me suis dit: "Encore des vendeurs de balayeuses!" J’ai été très clair avec eux lors de ce premier contact. On veut être premier dans quelque chose de positif. On a été premiers dans beaucoup de choses négatives. C’était important pour nous d’être innovateur. Notre nation a un souci de la qualité de l’eau. Je suis fier d’être ici pour le lancement de KAMAK, et en plus, c’est un mot de ma langue natale», exprime Dany Chilton de Wemotaci.

«Le lancement de KAMAK est un très grand rayonnement pour la communauté atikamekw. Merci à Bionest d’avoir créé un lien de confiance et d’affaires avec la communauté de Wemotaci dans un secteur important pour notre Nation: l’environnement et le respect de la nature. Je suis persuadé que KAMAK sera la référence pour le traitement des eaux usées pour les étangs aérés», a déclaré le Grand-Chef du CNA, Constant Awashish.

«Sans la communauté de Wemotaci, ce projet n’aurait pas pu voir le jour, indique le président et directeur général de Bionest, Pierre St-Laurent. C’est surtout par respect et reconnaissance pour la communauté de Wemotaci que nous avons choisi un mot en langue atikamekw. Il y a eu beaucoup de détermination et de ténacité de notre équipe pour ce projet. De plus, nous avons réussi à rencontrer notre budget estimé pour le produit qui est de 3,5 M$.»

Qu’est-ce que KAMAK?

L’objectif est simple: fournir aux municipalités et aux communautés une solution qui permet de répondre aux nouvelles normes environnementales sans devoir investir dans de nouvelles infrastructures immobilières pour le traitement des eaux usées. Il s’agit d’une technologie entérinée par le ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques du Québec. KAMAK est constitué de réacteurs biologiques flottants qui varient en fonction des besoins réels de traitement qui permet d’augmenter la capacité de traitement et de réduire les concentrations des matières en suspension. Il est résistant aux vagues ainsi qu’aux différentes conditions climatiques du Québec. Bionest a investi une somme de 3,5 M$ pour ce nouvel outil. La compagnie a reçu une contribution financière de plusieurs centaines de milliers de dollars de la communauté de Wemotaci pour la phase 1, et une subvention gouvernementale pour les tests plus poussés à Grandes-Piles.

Le procédé KAMAK a déjà reçu trois distinctions: le prix «Innovation et nouveaux marchés» de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan, le prix «Phénix de l’environnement par le ministère de l’Environnement, et la «Distinction Gustave Prévost» de Réseau Environnement.