Québec solidaire dévoile son cadre financier

Daniel Birru dbirru@lechodemaskinonge.ca

Québec solidaire dévoile son cadre financier
Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire présente le cadre financier de son parti, au Musée Boréalis de Trois-Rivières. Il est accompagné de Christine Gilbert, candidate dans Lotbinière-Frontenac, et de Simon Tremblay-Pepin, candidat dans Pointe-aux-Trembles. (Photo : L'Écho: Daniel Birru)

TROIS-RIVIÈRES. Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, était de passage au Musée Boréalis de Trois-Rivières vendredi matin pour faire part du cadre financier du parti.

Ayant pour titre « Rigueur et ambition », le plan dévoilé vise trois chantiers budgétaires en priorité pour le prochain mandat, soit la lutte contre la crise du coût de la vie, la suspension des versements au Fonds des générations et la remise sur pied des services publiques. De cette manière, Québec solidaire vise à augmenter les impôts des plus riches et à baisser les factures de la classe moyenne, le tout en s’assurant de palier la pénurie de main d’œuvre.

Comme il l’avait dit en campagne électorale, en 2018, Québec Solidaire veut travailler pour suspendre les versements dans le Fonds des générations pour tenter de viser une équité entre les générations. Cette méthode permettrait ainsi d’en arriver à une solidarité intergénérationnelle entre les aînés et les jeunes. Le porte-parole dit qu’il veut s’assurer que les gens n’aient pas peur de vieillir, un enjeu préoccupant en 2022.

M. Nadeau-Dubois est catégorique: pas question de baisser les impôts pour ce qui est de la classe moyenne, c’est-à-dire les Québécois gagnant moins de 100 000 $ par année. Dans une même optique, la réforme des revenus sur les particuliers que veut implanter le parti permettrait au gouvernement du Québec d’engranger des revenus supplémentaires jusqu’à 5,12 milliards $ sur une période de quatre ans.

Le cadre financier prévoit également un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2024-25 en investissant massivement dans des secteurs comme les changements climatiques, la hausse du coût de la vie, et le système e santé. Dans le dossier de l’urgence climatique, QS prévoit notamment la création d’un fonds d’urgence climatique à la hauteur de 1,5 milliard $ à la fin d’un éventuel mandat.

Le cadre financier présenté prévoit aussi de nouveaux revenus jusqu’à 4,6 milliards $ par une réforme de la fiscalité des grandes entreprises de 500 employés ou plus. Le parti a l’intention d’imposer des contributions supplémentaires dans les secteurs liés aux redevances minières, aux redevances sur l’eau, aux institutions financières ainsi qu’aux GAFAM.

Investir dans la solidarité intergénérationnelle

Gabriel Nadeau-Dubois était en compagnie de trois candidats de QS: les économistes Simon Tremblay-Pepin (Pointe-aux-Trembles) et Mathieu Perron-Dufour (Hull) et la fiscaliste Christine Gilbert (Lotbinière-Frontenac). « Le cadre financier qu’on vous propose est à la hauteur des défis du Québec. Il est rigoureux et équilibré. On va se donner les moyens collectifs de soutenir la classe moyenne face à l’inflation, de régler la pénurie de main-d’œuvre en santé et en éducation, et d’investir dans la solidarité intergénérationnelle entre les aînés et les jeunes. Avec Québec solidaire, les factures de la classe moyenne vont baisser et les contribuables gagnant 100 000$ et plus vont contribuer un peu plus, » a mentionné Gabriel Nadeau-Dubois.

Le candidat solidaire dans Maskinongé, Simon Piotte, a parlé comme son porte-parole de l’importance pour les régions du Québec d’investir dans le transport collectif. « Quand on parle du moyen de transport, Gabriel Nadeau-Dubois] a clairement identifié qu’il vise aussi les régions. Quand on parle du pacte fiscal, on vise aussi les villes, les villages. Je pense que ça va répondre clairement aux besoins des gens de Maskinongé, ceux qui sont exprimés dans ces deux facettes-là particulièrement. »

M. Piotte a aussi parlé de l’accès aux services en santé pour les régions, un besoin important à l’heure actuelle. Il soutient qu’il veut pouvoir ouvrir plus de CLSC dans les petites villes, proches des gens, plutôt que de toujours amener ceux-ci dans les grands centres. « Je pense que ce sont des politiques qui vont répondre aux besoins […] des gens qui s’installent de plus en plus dans nos régions. »

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