Régie de sécurité incendie: Saint-Mathieu et Saint-Boniface vont de l’avant

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Par Bernard Lepage
Régie de sécurité incendie: Saint-Mathieu et Saint-Boniface vont de l’avant
(Photo : Pier-Olivier Gagnon)

Les élus de Saint-Mathieu-du-Parc et Saint-Boniface ont adopté la semaine dernière une résolution approuvant leur entrée dans une future régie de sécurité incendie qui regroupera également les municipalités de Saint-Étienne-des-Grès, Charette et Saint-Paulin.

C’est à Saint-Mathieu-du-Parc que le projet a rencontré le plus d’opposition de la part de citoyens et même au sein de la brigade de pompiers.  La mairesse Josée Magny souligne qu’elle ne s’attendait pas à recevoir autant de réactions négatives dans ce projet. «Toutes ses sorties médiatiques et attaques sur les réseaux sociaux. La démocratie municipale en prend un coup depuis un an. C’est de plus en plus difficile», affirme-t-elle.

Dans le protocole d’entente ratifié, elle dit avoir pris en compte les craintes soulevées par les citoyens et les pompiers. «Pour toute la durée de l’entente de cinq ans, on est assuré de conserver nos camions dans la caserne. Les conditions de travail des pompiers seront au minimum celles qu’ils ont présentement.»

Josée Magny souligne que les ententes de collaboration avec les municipalités voisines ont aussi été inscrites dans le protocole. «Puisque le service de protection incendie qu’assurera la future régie sera le même qu’actuellement, l’impact des primes d’assurance des propriétaires de Saint-Mathieu-du-Parc sera nul», écrit Josée Magny dans un message sur le site web de la municipalité.

Certains pompiers avaient laissé entendre qu’ils ne suivraient pas dans la future régie. La mairesse Magny souhaite que la majorité revienne tout en admettant que c’est un choix qui leur appartient. «L’ambiance à l’air bonne présentement», dit-elle.

Un budget de 1,1 million$

Le premier budget prévisionnel de l’organisme sera de 1 124 465$, soit des quotes-parts de 102 825$ pour Charette, 307 463$ pour Saint-Boniface, 300 503$ pour Saint-Étienne-des-Grès, 242 516$ pour Saint-Mathieu-du-Parc et 171 159$ pour Saint-Paulin.

Pour arriver à ces montants, il a été convenu que les municipalités contribuent à la hauteur la plus élevée consacrée à leur service incendie au cours des trois derniers exercices financiers, soit de 2019 à 2021. Comme l’établissement du 1er budget ne se fonde pas sur un historique, les éventuelles sommes qui ne seront pas dépensées demeureront la propriété de la régie qui s’en servira pour créer une réserve d’opération pour les années futures.

Comme prévu, les cinq municipalités cèderont à la régie les équipements et camions de leur service incendie. Après estimation, la valeur de ce patrimoine a été établie à 2 036 709$, montant auquel près d’un million$ est sous forme de dette. Il a été convenu que les municipalités continuent à assumer leur prêt respectif, mais la régie leur remboursera la somme équivalente à partir de son budget de fonctionnement.

Mentionnons que la valeur de ces actifs sera retranchée de la quote-part que chacune des municipalités devra remettre dans le 1er budget de la régie. Deux des cinq municipalités fondatrices, soit Saint-Mathieu-du-Parc et Saint-Boniface, auront encore un solde à débourser après l’opération.

Dans ce contexte, le député de Maskinongé, Simon Allaire, s’est engagé à rembourser la moitié des montants manquants. Également sollicités, les députés-ministres de Champlain et Trois-Rivières, Sonia Lebel et Jean Boulet, auraient pris l’engagement d’éponger l’autre 50% attendu des deux municipalités.

Formé probablement au cours de l’été, le conseil d’administration de la future régie sera composé de cinq membres, soit un par municipalité. C’est lui qui décidera au cours des prochains mois des questions relatives à la structure de l’organisation, le siège social, le bureau administratif, l’embauche d’un directeur, la nomination des officiers, etc.

Rappelons que le projet de régie de sécurité incendie fait l’objet de discussions dans la MRC de Maskinongé depuis 2017. Plusieurs municipalités se sont désistées depuis, sauf les cinq restantes. L’objectif de départ était de démarrer les opérations officiellement le 1er janvier 2021, mais ça sera finalement un an plus tard.

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