Rencontre avec le nouveau curé Moïse Mayindou

Rencontre avec le nouveau curé Moïse Mayindou

Le curé Moïse Mayindou.

Crédit photo : (Photo L'Hebdo du St-Maurice Patrick Vaillancourt)

RELIGION. Le curé François Donaldson ayant quitté pour Trois-Rivières, c’est le curé Moïse Mayindou originaire du Congo qui a pris la relève pour huit paroisses à Shawinigan. L’Hebdo l’a rencontré afin d’en connaître plus sur lui.

Âgé de 42 ans, Moïse Mayindou est né à Brazzaville au Congo en Afrique.

Comme sa famille et surtout sa mère étaient très pratiquantes, il a baigné dans la religion dès son jeune âge. Il a été ordonné prêtre à l’âge de 30 ans le 2 septembre 2006 après 7 ans de formation au Congo. C’est à l’âge de 31 ans qu’il a quitté sa patrie natale pour réaliser une maîtrise en Belgique en Pastorale des médias. Puis, c’est en 2012 qu’il a mis le pied au canada pour une première fois afin de pousser ses études encore plus à l’Université Laval à Québec.

Aujourd’hui, il est le prêtre des paroisses de St-Paul, St-Jean-Baptiste, Ste-Flore, St-Jean-des-Piles, St-Georges, St-Théophile, et St-Jacques-des-Piles.

«Ma vocation remonte à ma mère qui était très pratiquante. Elle m’emmenait à l’église alors que j’étais tout petit. Je m’impliquais avec les prêtres de la paroisse comme servant de messe. Puis, j’avais une chambre dans le presbytère pour aller à l’école qui était tout près. J’ai grandi à l’église.»

«Les gens au Congo sont très religieux, poursuit le curé. C’était obligatoire d’aller à l’église parce que l’école était liée à la religion. Il y a encore cette flamme de l’évangélisation au Congo. Les célébrations sont aux couleurs du peuple africain qui aime chanter et danser. Les gens participent en battant des mains ce qui fait que c’est tout le corps qui loue Dieu et le Seigneur.»

Comment M. Mayindou a-t-il s’est-il adapté au Québec? «D’abord, j’ai été très impressionné par mon premier hiver avec la neige et le froid. Mais ce qui m’a frappé, on le sent en mettant le pied au Canada à l’aéroport, c’est l’accueil des gens. Les Canadiens accueillent les personnes les bras ouverts et avec le sourire. Automatiquement, ça facilite l’intégration dans la société.»

Est-ce qu’il y a une différence entre le temps des Fêtes au Congo et au Canada? «Comme dans la majorité des pays, au Congo, Noël c’est la célébration de la foi chrétienne, mais aussi la fête des enfants. D’ailleurs, tout est tourné vers la naissance de l’enfant Jésus. Tout le monde va à l’église et ça serait inconcevable de ne pas y aller. Les enfants reçoivent des cadeaux au même titre qu’ici. Par contre, le Jour de l’an est plutôt la fête des adultes. Ici au Canada, c’est surtout les rassemblements familiaux qui sont mis de l’avant pendant toute la période des Fêtes.»