RGMRM: «On veut un énoncé clair!»

Par superadmin

CONFLIT. Le syndicat des cols bleus de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie a convoqué la presse pour une mise au point vendredi après-midi. Selon les employés en grève, il y aurait désinformation de la part de la partie patronale.

C’est qu’une ordonnance sommant les cols bleus de pourvoir aux services essentiels pendant la grève sème la zizanie. Concrètement, on indique que le mécanicien affecté aux services essentiels doit effectuer les réparations nécessaires pour permettre la collecte des boues, les autres réparations et l’entretien sur les camions de boues.

«Même si on n’est pas d’accord sur le fond, on peut comprendre que les écrits sont de leur côté. Là où j’ai un problème, c’est lorsqu’on nous dit que la Régie est soulagée de régler la question et que les retards seront ainsi essuyés pour les usagers. Cela fait deux mois qu’on est en arbitrage à ce sujet et la Régie n’avait fait aucun pas pour bouger jusqu’ici auprès du tribunal», déplore Denis Drapeau, conseiller syndical à la CSN.

Il explique que ses hommes travaillent habituellement avec plusieurs camions (six) et que l’employeur souhaite réduire ce nombre à un, pour les urgences seulement. «C’est impensable de dire que l’on peut effectuer les tâches que l’on faisait avec six camions avec un seul. La Régie ne considère pas la vidange comme un service essentiel…», de s’écrier un employé.

Du côté de la Régie, on indique que ce sont les cols bleus qui devraient maintenant porter l’odieux, non seulement de cette grève qui s’étire inutilement, mais aussi des conséquences qu’elle entraînera pour la Mauricie. «Nous sommes stupéfaits et même déçus. Le syndicat avait obtenu ce qu’il voulait. On a avancé le maintien du service de compétence de la gestion des boues comme ils le désiraient.»

Désinformation sur la place publique?

M. Drapeau ne croit pas que la partie patronale soit vraiment à la défense des citoyens, mais plutôt qu’elle agit en «désinformant» par le biais d’une guerre de mots sur la place publique. «Ce qu’on veut c’est un énoncé clair dans le règlement qui indique le nombre d’emplois maintenus par la compétence des boues. Oui, on parle de la compétence dans le règlement proposé, mais ce n’est pas écrit noir sur blanc que nous en assumerons la tâche ni le nombre d’emplois impliqués.»

Voilà pourquoi le conflit ne se règle pas selon lui. «La régie a du culot de parler ainsi sur la place publique, considérant les efforts que nos membres font pour préserver les services. Ce sont des foutaises et des mensonges. Tant et aussi longtemps que la partie patronale ne changera pas ses méthodes, nous n’avanceront pas les négociations», résume M. Drapeau.

Possible espoir de dénouer l’impasse, les syndiqués ont fait la demande au ministère des Relations du travail pour obtenir un nouveau conciliateur. Dès cette semaine, Mélanie Hillinger doit donc succéder à Jean Nolin dans le dossier. Une première rencontre est prévue mercredi.

Rappelons que les cols bleus de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie ont rejeté à 91% l’offre du conciliateur pour le renouvellement de la convention collective le 22 juillet dernier.

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