SADC et Fonds LaPrade: moins d’investissements, mais plus de dossiers

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Par Bernard Lepage
SADC et Fonds LaPrade: moins d’investissements, mais plus de dossiers
Simon Charlebois, directeur general de la SADC Shawinigan. (Photo : courtoisie SADC du Centre-de-la-Mauricie)

ÉCONOMIE. Au plus fort de la COVID-19 l’an dernier, la SADC Shawinigan est venue en aide à 48 entreprises locales en allouant plus de 1,6 million $ à partir de son Fonds d’aide et de relance locale (FARR).

Il s’agit d’un des faits saillants des assemblées générales annuelles virtuelles que la SADC Shawinigan et le Fonds LaPrade St-Maurice tenaient le 22 juin dernier. Le FARR avait été développé par Ottawa pour supporter durant la crise sanitaire les PME qui ne se qualifiaient pas dans les autres programmes gouvernementaux.

Ces prêts sans intérêts devront être remboursés d’ici le 31 décembre 2022, mais en partie seulement. «Pour une entreprise qui a reçu 40 000$, elle doit remettre 30 000$. Pour un prêt de 60 000$, un montant de 20 000$ était considéré comme une subvention», explique le directeur général Simon Charlebois.

Globablement, via ses différents portefeuilles (SADC, Stratégie jeunesse, Fonds LaPrade et FARR), la SADC a investi 3 603 850$ en 2020-2021, soit 1,7 million$ de moins que l’année précédente. Cette injection de capitaux a permis aux entreprises bénéficiaires de faire des investissements totaux de 5 135 305$ tout en créant et/ou maintenant 287 emplois.

«On s’attendait à une baisse des investissements de notre part, car notre année financière a débuté avec l’arrivée de la crise sanitaire, rappelle le directeur général. Mais paradoxalement, on n’a jamais traité autant de dossiers, surtout à cause du FARR.» Ce fonds est surtout venu en aide aux  entreprises de services qui ont été privées de toute source de revenus durant une longue période. «L’argent servait à payer leurs frais fixes pendant que tout était fermé», souligne Simon Charlebois.

Créé aussi dans l’urgence provoquée par la COVID-19, le programme FARR-Aide technique a permis à 58 entreprises shawiniganaises de bénéficier de l’expertise technique de spécialistes en TIC (technologie de l’information et de la communication), marketing, finances, opérations, etc.

Maintenant que le pire de la crise semble derrière nous, Simon Charlebois dresse un portrait positif de la dernière année. «Somme toute, le moral est quand même bon chez nos entrepreneurs même si certains nagent encore dans l’inconnu», relate le directeur général qui note que certaines entreprises s’inquiètent à savoir si les gens n’auront pas modifié leurs habitudes pour de bon à l’avenir. «Au lieu d’aller voir un spectacle le vendredi soir, est-ce qu’ils ne préféreront pas se brancher devant Netflix. Il y a encore de l’inconnu dans certains secteurs», poursuit-il.

Tête Première

Parlant d’inconnu face à l’avenir, Simon Charlebois était particulièrement fier durant l’AGA de souligner le lancement en avril denier du projet pilote Tête Première.  «C’est semblable au PAE (programme d’aide aux employés) qu’on retrouve dans les entreprises, mais ça s’adresse aux entrepreneurs qui n’ont pas d’assurance maladie.»

Il s’agit d’un programme développé par la Dre Sarah Maude Joubert (lespsytrucs.com) qui offre des ateliers-formations aux entrepreneurs qui veulent améliorer ou maintenir leur santé psychologique. Le programme donne également accès à peu de frais à des psychologues ou travailleurs sociaux. «C’est un sujet un peu tabou dans le milieu du monde des affaires, car les entrepreneurs sont vus en premier lieu comme des leaders, souligne le directeur général de la SADC. Mais on sentait que c’était un besoin avant même que la COVID n’éclate. Si ça fonctionne bien, il est bien possible qu’on l’étende ailleurs en Mauricie», conclut Simon Charlebois.

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