Saint-Tite élit sa première mairesse

Par superadmin
Saint-Tite élit sa première mairesse
Annie Pronovost devient la première mairesse de l'histoire de Saint-Tite.

POLITIQUE MUNICIPALE. Les Saint-Titiens ont choisi d’élire Annie Pronovost à la tête de la Ville de Saint-Tite, ce qui en fait la toute première mairesse. Cette dernière a récolté 1124 voix aux élections municipales du 5 novembre, soit près de 60% des votes.

«Ça ne se décrit pas comme sensation: les gens me donnent la tape dans le dos, ils me félicitent. Je suis super contente, c’est un honneur!», laisse tomber la nouvelle et première mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost, 43 ans. «Je suis prête à relever le défi!»

En campagne électorale, cette dernière disait vouloir un vent de changement à Saint-Tite. Elle ne se dit pas complètement surprise de l’issue du vote. «Tout au long de ma campagne, qui a débuté en juin, je sentais ce vent de changement. Je suis une femme, je suis jeune… cette possibilité devenait de plus en plus présente à mesure qu’on approchait des élections.»

Elle croit que la sortie en pleine campagne électorale du maire sortant André Léveillé, qui disait vouloir passer le flambeau avant d’annoncer son retour dans la course, aura joué en sa faveur. «Je ne pense pas que les gens avaient oublié comme il dit.» Annie Pronovost s’est dite par ailleurs un peu déçue de ne pas avoir reçu l’appui du maire sortant, qui aurait pu agir à titre de mentor auprès d’elle. «Je trouve ça dommage qu’il n’ait pas vu cette opportunité», glisse-t-elle.

Elle croit que sa profession d’infirmière et le fait qu’elle soit issue d’une famille bien connue à Saint-Tite sont des éléments qui l’ont aidée à gagner la confiance de sa communauté. Elle avait par ailleurs déjà aménagé son horaire de travail en prévision d’un mandat.

Annie Pronovost n’avait pas voulu prendre d’engagements avant son élection, préférant sonder les citoyens une fois élue. «Je maintiens ce que j’ai dit. J’ai des idées, mais les autres élus et la population aussi. Je veux vraiment prendre le pouls», martèle-t-elle.

Celle qui en est à sa première année en politique municipale se dit bien consciente du mandat qui l’attend. «Toutes les preuves sont à faire, je dois montrer qu’on peut gérer une ville et que je peux le faire à 43 ans. En plus, je me mets une pression supplémentaire parce que je suis la première femme», informe celle qui se dit néanmoins très confiante de relever ce défi en équipe.

«C’est un accomplissement de quelque chose que je chérissais, je remercie tellement tout le monde de m’avoir donné cette chance», laisse tomber au bout du fil celle qui reçoit des dizaines et des dizaines de messages au lendemain des élections municipales 2017.

André Léveillé quitte la tête haute

Le maire sortant André Léveillé, qui sollicitait un troisième mandat, ne cache pas sa déception dans la défaite, lui qui estime toutefois quitter la tête haute à 74 ans. Ce dernier s’attendait à un résultat serré, mais les commentaires sur le terrain lui laissaient présager une réélection. Ce dernier a récolté 766 voix, soit près de 41% des votes.

En pleine campagne électorale, le maire sortant avait indiqué vouloir passer le flambeau à Michel Grosleau, maire sortant de Saint-Prosper. Voyant finalement que Grosleau ne pouvait se présenter puisqu’il n’habite pas Saint-Tite «de façon continue ou non depuis au moins les 12 derniers mois», Léveillé a annoncé son retour dans la course. Les deux maires n’ont pas été reconduits.

Comme il l’a répété, André Léveillé ne croit toujours pas que ce revirement de situation qui lui a nui. Il explique plutôt sa défaite par «la vague féminine jeune qui a déferlé sur le Québec».

Au terme de huit années à la tête de la Ville de Saint-Tite, André Léveillé se dit satisfait du travail accompli. «Nous avons réalisé de belles choses, nous avons dynamisé Saint-Tite, nous avons apporté du renouveau industriel, la résidence le Béli… je me console avec ces deux termes que j’ai accompli à Saint-Tite avec mon équipe et les cadres à la Ville. Nous avons eu du plaisir à le faire.»

Il croit que la nouvelle équipe, dont Mme Pronovost, a des preuves à faire, mais qu’elle sera bien appuyée par l’administration en place. «Ils ont du pain sur la planche. Le travail de maire à Saint-Tite, c’est un travail à temps plein, surtout si tu t’impliques comme je l’ai été.»

En place jusqu’à la fin de la semaine, André Léveillé ne sait pas encore ce qui l’attend après. «Je n’avais pas planifié de retraite. J’aurai encore une implication dans la communauté, mais je ne sais pas encore à quel niveau. On va laisser décanter, mais je suis serein», conclut-il.

Selon les résultats non-officiels, 61,6% des électeurs ont exercé leur droit de vote à Saint-Tite.

Plus de femmes au sein du conseil municipal

Le nouveau conseil municipal de Saint-Tite est composé de quatre femmes et de deux hommes, en plus de la mairesse.

Marie-Andrée Trudel est réélue, tandis que Martine St-Amant a déclassé son prédécesseur. Sonia Richard et Marie-Eve Tremblay ont pour leur part été élues sans opposition. Ces dernières sont accompagnées de deux conseillers réélus, soit Gilles Damphousse et Gaétan Tessier, élu sans opposition.

«Ça change complètement la donne! Ça change tout la vision», laisse tomber la nouvelle mairesse Annie Pronovost, qui se dit par ailleurs heureuse d’avoir deux vétérans au sein de son équipe, qui pourront selon elle les guider dans leur prise de décision.

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