Salon du livre: le Prix Adagio remis à François Ricard

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Par Marie-Eve B. Alarie
Salon du livre: le Prix Adagio remis à François Ricard
François Ricard a reçu le Prix Adagio du Salon du livre de Trois-Rivières. (Photo : (Photo Marie-Eve Alarie))

CULTURE. Le Shawiniganais d’origine François Ricard a mis la main sur le Prix Adagio du Salon du livre de Trois-Rivières.

Prix de carrière, le Prix Adagio est une récompense biennale soulignant le travail d’un auteur de la Mauricie ou du Centre-du-Québec ayant marqué la scène littéraire d’ici et d’ailleurs.

En lui remettant cette distinction, le conseil d’administration du Salon du livre souhaitait «reconnaître son talent et ses efforts à faire connaître Gabrielle Roy et son œuvre».

«Ce prix est un velours pour moi. Ça vient boucler la boucle. Ma toute première distinction littéraire date de 1965, alors que mon conte avait été retenu par le Nouvelliste dans le cadre de son concours de contes de Noël. Ça a été significatif pour moi. (…) Je me sens chez moi dans la région. C’est ici que j’ai appris ma langue, où j’ai reçu mon éducation au Séminaire Sainte-Marie. C’est ici que j’ai appris ce que pouvait être la vie littéraire, à vivre la littérature, la lire comme quelque chose qui nous concerne directement», a exprimé François Ricard en recevant son prix.

L’écrivain natif de Shawinigan a publié de nombreux essais, dont le plus célèbre s’intitule «La Génération lyrique».

Ce portrait de la génération des premiers-nés du baby-boom a été cité dans L’Actualité comme étant l’un des «35 livres qu’il faut lire pour comprendre le Québec ». Il est également l’auteur de plusieurs fictions dont le conte «Le Prince et la Ténèbre» ou encore le récit «L’Incroyable Odyssée».

L’Abbé Jean Panneton avait également de bons mots à l’endroit de son ancien élève.

«François est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, mais on retient de lui son travail comme essayiste. C’est intéressant, car adolescent, ce qui cadrait le plus avec son intelligence, sa clarté d’expression et son sens critique, c’est l’essai. C’est là qu’il excellait, même étudiant», a-t-il partagé.

François Ricard fait également partie du comité éditorial des Éditions du Boréal depuis 2010. Spécialiste de Gabrielle Roy, il lui a consacré trois livres dont une volumineuse biographie en 1996 (Gabrielle Roy, une vie) et un album en 2014, tout en contribuant à la réédition de ses œuvres. Dans la francophonie, il est surtout connu comme étant le principal rédacteur des postfaces des œuvres de Milan Kundera.

Le Prix Adagio est accompagné d’une bourse de 500 $. François Ricard bénéficiera d’une visibilité spécifique durant le prochain Salon du livre de Trois-Rivières par le biais, entre autres, d’une entrevue et d’une exposition.

Au cours de sa carrière, François Ricard a également reçu le Prix du Gouverneur général en 1985, 1997 et 2003. Il a aussi été fait Chevalier de l’Ordre national du Québec (1997) et a reçu la Grande médaille de la francophonie de l’Académie française en 2001 pour l’ensemble de ses travaux.

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