Cure de jeunesse pour le Club de golf de Grand-Mère

GOLF. Le Club de golf de Grand-Mère a entrepris ces derniers mois des travaux majeurs sur son parcours visant à lui redonner l’aspect et l’esprit qu’il avait en 1921, la première année où les golfeurs se sont élancés sur un 18 trous.

Pour réaliser son projet Renaissance du Club de golf de Grand-Mère, Richard Rousseau a embauché Andy Staples, un réputé architecte de terrains de golf basé en Arizona, aux États-Unis. “Nous avions encore les plans originaux des concepteurs du club, Walter J. Travis et C.H. Allison, ainsi que plusieurs photos aériennes prises à différentes époques. Andy a étudié tout ça et nous est revenu avec une proposition.”

Au terme du projet, le parcours passera de 6400 verges à 6900 verges. Les tertres de départ d’environ la moitié des 18 trous seront modifiés. “Avec les balles et les équipements aujourd’hui, les jeunes frappent la balle pas mal plus loin qu’auparavant. On veut accueillir des compétitions d’envergure ici dans les prochaines années et on ne désire pas que les joueurs terminent leur ronde avec des moins 5 ou moins 10”, poursuit le fils de Robert Rousseau qui s’était porté acquéreur du club en 2003.

Au début du mois de septembre, le Club de golf de Grand-Mère était l’hôte de la seconde ronde du Championnat de la PGA du Québec, mais son propriétaire voit encore plus grand pour l’avenir avec son nouveau parcours rallongé de 500 verges. “Nous avons la confirmation que Golf Canada viendra disputer ici son championnat des U-15, garçons et filles, en 2029 et en 2033, nous accueillerons le championnat senior canadien”, révèle avec enthousiasme Richard Rousseau.

Changement dans l’actionnariat

L’an dernier, le Club de golf de Grand-Mère est devenu la propriété exclusive de Richard Rousseau, de son fils Mathieu et de sa conjointe lorsque ces deux derniers ont acquis les parts de Pierre Rousseau, le frère de Richard. Avec la vente récente du Club de golf de Louiseville que détenait Pierre et Richard, ce dernier utilisera sa part des fruits de la transaction pour investir dans celui de Grand-Mère.

“Il y a beaucoup de potentiel ici”, dit-il en rappelant que la prestigieuse revue ScoreGolf l’a classé en 2025 comme le 23e meilleur club de golf public au Canada et le 1er au Québec et le 43e au pays en 2024 dans un palmarès regroupant les clubs publics et privés.

(Photo courtoisie)

Le projet Renaissance du Club de golf de Grand-Mère vise aussi à revenir à l’esprit original du terrain qui est de style écossais. “On est en train de nettoyer le terrain pour revenir à ce qu’il était il y a 100 ans. Il y a par exemple beaucoup de roches qui ont été cachées au fil du temps. On va les redécouvrir. Il y aura moins de coupe de gazon en dehors du parcours et on va utiliser beaucoup moins d’eau. Ça veut dire qu’il y aura des espaces bruns, jaunes, etc. On va revenir à des espaces naturels comme on retrouve dans les clubs en Écosse. Les gens voient le Master et ils disent, ça c’est un beau terrain, mais en fait, c’est artificiel”, explique Richard Rousseau.

Chalets et neuf trous

À côté de ce projet de restauration du parcours, les trois copropriétaires planchent sur la construction de cinq chalets et l’aménagement d’un neuf trous sur un terrain actuellement boisé et situé entre le 18 trous et la 4e rue, dans le secteur Grand-Mère. “C’est un terrain qui nous appartient. Ça serait des chalets de location opérés à longueur d’année. L’hiver, les gens pourraient faire de la raquette ou du ski de fond tandis qu’en été, ils pourraient jouer au golf”, souligne Richard Massicotte qui est présentement en pourparlers avec des investisseurs pour réaliser ce projet.

Globalement, le projet Renaissance, les cinq chalets et le 9 trous nécessiteront des investissements entre 4 et 5 millions$. “On a un bon bassin de joueurs réguliers avec nos 200 membres et ceux de la région qui viennent aussi disputer quelques rondes durant la saison. Ce qui nous manque, ce sont les golfeurs de l’extérieur et on croit qu’en offrant une expérience golfique parmi les meilleurs au Canada, avec des infrastructures touristiques pour les accueillir, on pourra y arriver. C’est le morceau qui nous manque”, conclut Richard Rousseau.