Liliane Gagnon, du parc national de la Mauricie à Milano Cortina!
SKI DE FOND. La Shawiniganaise Liliane Gagnon aura son fan-club familial à ses côtés lorsqu’elle prendra le départ des épreuves de ski de fond des Jeux olympiques de Milano Cortina, en Italie, qui débutent le 6 février prochain.
“Toute la famille sera là: ma mère, mon beau-père, mes grands-parents, mon frère, mon oncle, ma tante”, raconte la jeune fondeuse rejointe par L’Hebdo à Zurich, en Suisse, où elle s’entraînait en prévision des olympiades.
Pour se ménager, Liliane Gagnon ne participera pas à la prochaine épreuve de la Coupe du Monde qui se tiendra ce week-end en Allemagne, mais prendra part à celle de Goms, en Suisse, qui se déroulera du 23 au 26 janvier. “J’ai déjà eu de bonnes performances sur ce parcours-là”, rappelle-t-elle.
Parce qu’elle participe au circuit de la Coupe du Monde depuis maintenant deux ans, la Shawiniganaise connaît bien aussi le site de Val di Fiemme où seront disputées les courses de ski de fond aux Jeux olympiques.
“C’est une étape de la Coupe du Monde. C’est quand même un parcours difficile. Il y a de grosses montées assez abruptes. C’est le même parcours, mais ils ont ajusté l’arrivée pour les Jeux olympiques.”
Liliane Gagnon ne se fixe pas d’objectifs en termes de position, mais elle dit avoir très hâte aux 10 km style libre, son épreuve de prédilection. “À 23 ans, c’est encore très jeune dans le monde du ski de fond. J’ai aussi hâte aux épreuves de relais par équipe parce que je pense qu’autant chez les femmes que les hommes, c’est là qu’on a les meilleures chances de médailles.”
Les Jeux olympiques de Milano Cortina comprennent 12 épreuves de ski de fond, six pour les femmes et autant pour les hommes. À moins de trois semaines du coup de départ, Liliane Gagnon ne connaît pas encore celles auxquelles elle participera.
La Shawiniganaise qui avait pris part aux Championnats du monde de ski de fond en Slovénie en 2023 se dit très excitée en vue de son baptême olympique. “Les championnats du monde, ce n’est rien comparé aux Olympiques. Pour moi, ça sera assurément un plus grand accomplissement d’y prendre part.”
Pour figurer dans l’équipe canadienne, Liliane Gagnon ne l’a pas eu facile. Pour se qualifier, elle devait prendre part à des épreuves dans l’Ouest canadien à la mi-décembre, mais un problème de santé l’a mise K.O. juste avant les courses.
“Heureusement, il y avait un critère de sélection qui était réservé pour certaines personnes avec un certain nombre de points. Parce que j’ai fait de bonnes courses la saison dernière, j’ai pu accumuler ces points. Ce n’est pas la manière que je voulais me qualifier, mais l’important, c’est d’être aux Jeux et être à son meilleur.”
Après Milano Cortina, la jeune fondeuse reprendra le circuit de la Coupe du Monde qui l’amènera pour des épreuves en Suède, en Finlande et en Norvège avant de compléter la saison à Lake Placid, aux États-Unis.
Même si toute son attention est actuellement concentrée sur ses premiers Jeux olympiques, Liliane Gagnon ne cache pas que l’année 2030 est dans son viseur alors qu’elle devrait être à l’apogée de sa carrière lorsque la France accueillera les prochaines olympiades.
“J’ai encore beaucoup de plaisir à skier. Je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel. Je me vois continuer à 100% dans quatre ans”, conclut la Shawiniganaise qui a attrapé la piqûre du ski de fond dans le parc national de la Mauricie.
La filière shawiniganaise
Fait assez remarquable, l’équipe nationale canadienne de ski de fond comprend deux autres athlètes ayant des origines shawiniganaises. Natifs de la Colombie-Britannique, Jasmine et Rémi Drolet ont une mère, Nathalie Levasseur, qui est née et qui a grandi à Shawinigan.
