Super-clinique: le projet ne verra pas le jour

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Par Patrick Vaillancourt
Super-clinique: le projet ne verra pas le jour

SANTÉ. Annoncé en grande pompe en 2016 par le ministre de la Santé de l’époque Gaétan Barette, la super-clinique envisagée au secteur Grand-Mère ne verra pas le jour. C’est ce que le directeur de la Coopérative de solidarité santé Le Rocher, Gabriel Sanscoucy a confirmé.

«Le projet de super-clinique à Grand-Mère de la manière que le Dr Barette l’a construit, c’est un projet qui allait bien pour un grand centre, mais moins pour un milieu comme le nôtre», affirme d’entrée de jeu M. Sanscoucy.

On retrouvait cinq niveaux pour une super-clinique, le niveau 1 étant celui à plus petite échelle, ce qui était envisagé pour le secteur Grand-Mère. «Pour le niveau 1, il devait y avoir 20 000 visites par année pour que la super-clinique soit subventionnée. De ce nombre, 80% des patients devaient être orphelins, soit 16 000 personnes sans médecins de famille. Les médecins ont eu beau tordre le concept dans tous les sens pour essayer de le faire fonctionner, il n’y avait aucun scénario où ils parvenaient à avoir des statistiques qui pouvaient satisfaire aux exigences», ajoute le directeur de la coopérative.

Dans la région, il faut savoir que la moyenne des patients orphelins est inférieure à la moyenne du Québec. «Depuis que les Libéraux ne sont plus au pouvoir, on n’entend même plus parler des super-cliniques», poursuit M. Sanscoucy.

Le directeur indique que c’est maintenant le projet de déplacer l’urgence de l’hôpital Laflèche dans un nouveau bâtiment à Grand-Mère qui est revenu dans les plans. «Avant de parler de la super-clinique, il était question de déménager l’urgence de l’hôpital Laflèche afin que le  CHSLD de l’endroit puisse occuper ces locaux. Ça fait environ un an que le CIUSSS de la Mauricie Centre-du-Québec a retourné son focus sur ce projet.»

M. Sanscoucy indique que la coopérative serait intéressée à soumissionner sur un projet de construction d’un bâtiment pour une nouvelle urgence à Grand-Mère. «On a un intérêt marqué parce qu’on pense que dans une logique de proximité des services, tout ce qui est santé est rendu chez nous, que ce soit de la physiothérapie, d’inhalothérapie, une pharmacie, un service de psychologie… Ce sont tous des services offerts à la coopérative depuis que nous sommes ouverts il y a six ans.»

Pour M. Sanscoucy, une urgence mineure pourrait répondre suffisamment à la demande.

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Bernard
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Bernard

Il serait économique et efficace d’offrir un service d’urgence au Centre Laflèche, jadis appelé l’Hôpital Laflèche.