Tammara Thibeault à la porte du rêve olympique

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Par Patrick Vaillancourt
Tammara Thibeault à la porte du rêve olympique
Tammara Thibeault a reçu sa médaille d'argent. (Photo : Johany Jutras/Team Canada)

BOXE. La décision est tombée au début de la dernière semaine par le Comité international olympique (CIO), la Shawiniganaise Tammara Thibeault fera partie des athlètes représentant le Canada en boxe lors des prochains Jeux olympiques (JO) d’été à Tokyo qui devraient s’amorcer le 23 juillet prochain.

Contrairement à d’autres sports, les boxeurs et boxeuses doivent vaincre leurs adversaires pour obtenir leur qualification pour les Jeux olympiques. Puisque la qualification des Amériques prévue en mai en Argentine a été annulée en raison de la pandémie, le CIO devait établir un quota du nombre d’athlètes par catégorie.

La sélection a été faite selon les deux derniers championnats du monde en 2018 et 2019 et les jeux continentaux. Pour les Canadiens, il s’agissait des derniers Jeux panaméricains qui ont eu lieu en 2019.

«Le CIO ne pouvait pas retourner trop loin, alors les places ont été attribuées selon les résultats de ces événements, explique d’entrée de jeu Tammara Thibeault. J’étais dans une position favorable. J’avais terminé quatrième aux championnats du monde, et j’avais eu une médaille d’argent aux Jeux Pan-Am, j’étais pas mal certaine d’être qualifiée. J’apprécie ma qualification. C’est une étape de passée, maintenant je peux me concentrer sur ma préparation olympique.»

Dans la catégorie des 75 kg, 11 autres boxeuses se trouvent qualifiées comme la Shawiniganaise pour les JO. «Mon objectif aux Jeux c’est de me rendre jusqu’au bout. J’ai dédié ma vie à ça. J’ai le potentiel pour aller jusqu’au bout avec la médaille d’or. Mon plus grand défi pour y arriver sera la bataille avec moi-même. Physiquement, le côté tactique, le côté technique, je l’ai. Il faut juste garder la tête et rester focus jusqu’au bout.

Dernier combat en février 2020 lors d’un tournoi de préparation en République dominicaine en vue des qualifications olympiques de 2020 qui ont été annulées. «Mon dernier combat remonte à plus d’un an, sinon ç’a été de l’entraînement depuis ce temps. Le plan à long terme est devenu un plan par jour, parce que ça peut changer tellement vite. On est chanceux parce que le centre d’entraînement est demeuré ouvert, mais on doit faire beaucoup d’ajustements. On boxe avec des masques!»

Tammara indique ne pas trop regarder les nouvelles concernant l’incertitude de la tenue des JO. «On vit déjà tellement d’incertitude, alors je me fie à ce que ma fédération me dit. C’est avec eux que je vais avoir la bonne information. Je suis optimiste pour la tenue des jeux. J’ai confiance dans l’organisation des JO pour que ce soit sécuritaire pour la sécurité des athlètes. Le fait qu’il n’y ait pas de spectateurs ne me dérange pas, je suis là pour performer, et on sait que ce ne sera pas des JO normaux. C’est certain que ce n’est pas les JO dont j’ai rêvé toute ma vie, mais ça reste une belle chance que j’ai devant moi.»

Le rêve olympique depuis 12 ans

L’athlète de 24 ans a enfilé les gants pour une première fois à l’âge de 9 ans, et c’est à 12 ans qu’elle a rêvé pour une première fois aux JO. «J’ai commencé à boxer parce que c’est une activité que mon père faisait avec mon grand frère. Le vendredi soir, les enfants pouvaient être là. Je voyais mon père aller, et je trouvais ça si hot! Je voulais être comme lui, boxer et compétitionner. J’ai développé ma propre passion pour les sports. Quand j’ai su que les femmes pouvaient aller aux JO, c’est ça que je voulais. Au début, les gens ne croyaient pas la fille de 12 ans. Mais j’ai tenu mon bout du bâton, et j’ai gardé le chemin pour me rendre-là. Le fait d’être qualifiée c’est la première étape. Je suis super contente. Et c’est un sentiment incroyable. C’est important de l’apprécier même si ce n’est pas la fin du cheminement.»

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