Un film pour raconter l’histoire de la drave

Un film pour raconter l’histoire de la drave

Un bateau draveur de l'époque.

Crédit photo : (Photo l'Hebdo Patrick Vaillancourt)

HISTOIRE. Après avoir réalisé le documentaire Hommes-des-Bois: bûcherons de chantier en 2012, le résident de la région de Lanaudière Simon Rodrigue s’attaque à l’histoire de la drave au Québec, et c’est en Mauricie qu’il entreprendra le tournage du film qui sera complété en 2020.

Le 21 juillet dernier, Simon Rodrigue a rencontré d’anciens draveurs au Musée du bûcheron de Grandes-Piles afin qu’ils puissent raconter leurs souvenirs.

Pourquoi avoir choisi la Mauricie comme lieu de tournage?

« Le film est basé en Mauricie parce que la rivière Saint-Maurice a été une des dernières à être dravée, explique le cinéaste. Ça racontera l’histoire des draveurs en général d’un peu partout. La région de la Mauricie m’avait intéressé lors du tournage d’Hommes-des-Bois parce que mon grand-père a travaillé dans le coin de Casey et mon père dans le coin de Mattawin. Il existe une proximité aussi entre les régions de Lanaudière et la Mauricie. Il y a aussi des traces visibles avec les musées, sur la rivière ou dans le bois. J’ai eu un attachement avec la région aussi en tournant Hommes-des-Bois. »

Le réalisateur affirme que deux histoires se croiseront dans le film. D’une part l’histoire réelle des draveurs qui se raconteront, et en parallèle une histoire fictive qui sera racontée à partir d’images d’archives, des dessins d’animation et des chansons qui feront la narration de l’histoire. « J’essaie d’apporter un volet un peu plus artistique dans le documentaire », précise M. Rodrigue.

Ça sera surtout à l’été prochain qu’aura lieu le tournage. Pour le moment, Simon Rodrigue recueille le maximum d’information en se déplaçant dans différentes municipalités en Mauricie.

« Les anciens draveurs Arnold Fay et Réjean Boisvert sont de bonnes sources d’informations très crédibles. On se rencontre souvent pour qu’ils puissent répondre à certaines questions précises », ajoute le cinéaste.

En plus du film prévu pour 2020, un album de contes et chansons de draveurs sera enregistré à la fin de l’été et une série d’activités aura lieu le long de la rivière St-Maurice l’été prochain, notamment à Grand-Mère, Grandes-Piles et La Tuque.

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michel lavigne
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michel lavigne

j’ai déjà fabriquer des “pics” pour la “drave” à l’ancienne fonderie de Grandes-Piles…
quand j’étais très jeune, il y quelques décennies…disons dans les années 70-80…
il faisait très chaud…c’était assez difficile comme travail…

Je me souviens très bien des billes de bois qui flottaient sur le St-Maurice
quand j’étais adolescent…et des “draveurs” qui marchaient sur les
poutres de bois glissantes…
et ces draveurs avec leurs bateaux de draveurs…
il y avait parfois des billes de bois jusqu’à près du tiers de la largeur du St-Maurice…
si je me souviens bien…

salut…Mike de Shawinigan…