Un nouvel ouvrage sur l’affaire Denise Therrien

Par superadmin

LANCEMENT. Quarante jours après l’enlèvement Denise Therrien, le policier Jean-Guy Lefebvre intercepte un véhicule dans le parc des Laurentides avec la jeune fille à son bord. Un peu plus de cinquante ans après le drame, il démontre que justice a été mal rendue et dévoile la vérité dans ce dossier dans «La clef de l’énigme absolue».

En août 1961, la jeune Denise Therrien est enlevée et tuée à Shawinigan-Sud. Quelques années plus tard, Marcel Le fossoyeur Bernier est accusé du meurtre et condamné à mort. L’ex-policier Jean-Guy Lefebvre a probablement été l’une des dernières personnes à voir l’adolescente vivante, alors qu’il patrouillait dans le parc des Laurentides. «À l’époque, nous n’avions pas d’appareil pour parler entre véhicules ou de messages distribués à travers la province. Elle était bien en vie. Les années se sont écoulées et je démontre que Marcel Bernier a été faussement accusé. Laurette Beaudoin et son proxénète sont les vrais coupables. Ils ont procédé à l’enlèvement», a-t-il expliqué.

Dans son livre «La clef de l’énigme», il dévoile toute la vérité sur cette affaire. «La jeune fille était droguée et est décédée en basculant dans un escalier. Laurette Beaudoin a proposé à Marcel Bernier, qui était follement amoureux d’elle, de creuser un trou et y déposer le corps, que personne ne la retrouverait. Elle l’a fait chanter par la suite et il l’a tuée. Sous la pression, il a déclaré avoir enterré Denise Therrien. Il essayait de ne pas s’incriminer. Il était complice, car il avait tout vu sans jamais parler».

Son ouvrage, qui sera disponible à Shawinigan et Trois-Rivières mardi, est le fruit de plusieurs années de recherches. «C’était une hantise que j’avais et je me demandais comment procéder. Ça m’a pris sept ans pour y arriver et j’ai fait des recherches en profondeur. J’ai fait plus de 1000 appels et les gens avaient de la mémoire. Le livre vient contredire tout ce que qui a été dit, écrit et raconté sur le sujet. L’enquête a été bâclée. La Sûreté du Québec n’a pas voulu collaborer avec moi, avec les informations que je détenais. Il n’y a aucun élément de mon enquête dont je peux douter. Je me suis servi de l’ouvrage de Marcel Bernier, qui coïncidait avec les choses que je savais. J’ai remis les morceaux en place».

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