Projet Sunny Action: un partage intergénérationnel enrichissant

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Par Myriam Lortie
Projet Sunny Action: un partage intergénérationnel enrichissant
Les jeunes bénévoles du projet Sunny Action sont appréciés de la clientèle dans les centres d'hébergement. (Photo : L'Hebdo du St-Maurice)

COMMUNAUTÉ. Il y a maintenant cinq ans que le projet Sunny Action de la Fondation Sunny  D. Extrême est sur pied. En Mauricie et au Centre-du-Québec, près de 200 jeunes âgés entre 12 et 17 ans ont joint le mouvement cet été pour ensoleiller le quotidien des résidents dans une quinzaine de centres d’hébergement du territoire.

Barbecues, distribution de limonade, jeux de ballon ou de cartes, chants, pièces de théâtre, bingo, sorties culturelles… voilà où les jeunes bénévoles viennent prêter main-forte aux équipes des loisirs.

«Ça apporte de la gaieté. Ce n’est pas toujours rose d’être dans un centre d’hébergement… on n’a pas toujours de visite», confie Béatrice Trudel, résidente.

«Ça amène un transfert d’énergie», estime de son côté Gabriel Hamelin, intervenant en loisirs. «Ça crée un bel échange entre les jeunes et les moins jeunes. L’aide des jeunes bénévoles nous permet aussi de faire des sorties à l’extérieur pendant l’été», ajoute-t-il.

Donner de son temps à 13, 14 ou 15 ans…

Le 6 août dernier, le Centre d’hébergement Laflèche organisait un barbecue festif. Bien identifiés par leur chandail jaune, les bénévoles du projet Sunny Action ont aidé les résidents à se déplacer, offert le service aux tables ou se sont assurés que tout le monde se portait bien.

«J’ai toujours été très proche de mes grands-parents. C’est un peu pour cette raison que j’avais envie d’aider les résidents», explique la jeune bénévole Jasmine Désaulniers, 13 ans. «C’est une belle expérience de vie!»

«Je préfère donner de mon temps plutôt que de passer mon été à regarder la télé!», explique de son côté sa collègue Léa-Marie Nadon, 14 ans.

«Mon grand-oncle était ici. Certains résidents ne sortent pas vraiment à l’extérieur et ils n’ont pas de visite… En nous voyant ça anime leur vie un peu, ça leur change les idées», appuie Megan Boucher, 15 ans.

«J’aime rendre les personnes âgées joyeuses», explique simplement Yoan Verrette, 13 ans. «Ma mère travaille en santé, je voulais faire un peu comme elle.»

En plus de permettre des rapprochements intergénérationnels valorisants pour les jeunes et pour les aînés, le projet Sunny Action est une belle porte d’entrée vers le marché du travail pour ces adolescents.

Bientôt partout au Québec?

Alain Desbiens et Gabriel Hamelin.

 

Alain Desbiens, président de la Fondation Sunny D. Extrême, fondée il y a maintenant 10 ans, se réjouit toujours de voir les jeunes à l’oeuvre.

«Nous allons étendre le projet dès l’été prochain dans d’autres régions, dont Laval, la MRC de Portneuf et le Saguenay-Lac-Saint-Jean», se réjouit-il. Alain Desbiens a créé la fondation en 2008, à la mémoire de son fils Sunny.

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