Un premier extrait en solo pour Étienne Plamondon

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Par Marie-Eve B. Alarie
Un premier extrait en solo pour Étienne Plamondon
Originaire de Shawinigan, Étienne Plamondon se lance dans une carrière solo d’auteur-compositeur-interprète (Photo : COURTOISIE)

MUSIQUE. Après avoir fait partie de plusieurs groupes punk rock ces dernières années, Étienne Plamondon change de registre et se lance en solo.

Le premier extrait de l’auteur-compositeur-interprète originaire de Shawinigan, Les temps qui courent, donne le ton : un son pop aux sonorités indie rock des années 90 qui s’inspire aussi de groupes tels que Les Colocs, Les Beatles et Courtney Barnett.

Autre virage important pour l’artiste : la chanson est en français.

«J’écrivais toujours en anglais pour mes projets précédents. À l’époque, j’écoutais beaucoup de musique anglophone et de groupes comme The Doors, Led Zeppelin et Les Beatles, ainsi que beaucoup de punk rock anglophone des années 1990 et 2000. Ça me venait plus naturellement  d’écrire des paroles en anglais, raconte Étienne Plamondon. Depuis 2017 environ, j’essaie d’écrire un peu en français. Ce que j’aime avec le français, c’est que tu entends tout de suite si les paroles fonctionnent ou non.»

C’est lui qui a écrit et composé Les temps qui courent,  qu’il a eu le temps d’enregistrer durant l’hiver, tout juste avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe le Québec.

La chanson aborde la société de surconsommation où tout est rapide, instantané, superficiel et éphémère et rapporte l’importance de se reconnecter à l’essentiel.

«Quand je la réécoute, je me rends compte qu’elle reflète tout de même bien ce qu’on a vécu dans les derniers mois et qui se poursuit aujourd’hui. Tout va vite au quotidien. Il faut produire, faire de l’argent, bien paraître… Au final, ça fait du bien de prendre une pause et de se ressourcer auprès de ce qui est important», souligne-t-il.

Inspiré par des univers musicaux plus variés depuis quelques quelques années, il avait aussi ce désir de concevoir une musique moins accentuée par de puissantes guitares électriques, quelque chose de plus «propre» et dans un style indie rock contemporain.

«Je compose la mélodie et la partition de guitare en premier d’habitude. Avec la mélodie que j’avais développée, je trouvais que ça sonnait bien de parler du temps, poursuit-il. C’est un sujet qui m’a toujours passionné et il fallait que je trouve une façon de m’exprimer là-dessus. Pris entre quatre murs / Entre deux oreilles, le fait d’être pris dans sa tête, penser au passé, où tu serais rendu si tu avais pris des décisions différentes… Tout ça, c’est anxiogène un peu. Je voulais écrire sur le fait de prendre une pause, se concentrer sur le moment présent.»

Étienne Plamondon a profité du confinement pour travailler sur de nouvelles chansons et en revisiter quelques-unes qu’il avait déjà écrites. Avec ce qu’il a maintenant en main, il espère pouvoir sortir quelques autres chansons durant l’année en attendant de pouvoir remonter sur une scène.

Pour écouter «Les temps qui courent» : https://www.youtube.com/watch?v=qOLHkA7yUOY

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