Un retour aux racines qui change une carrière

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Par Patrick Vaillancourt
Un retour aux racines qui change une carrière
Marco Calliari (Photo : (Photo l'Hebdo Patrick Vaillancourt))

MUSIQUE. L’artiste Marco Calliari célèbre cette année ses 30 ans de carrière. Celui qui sera la vedette de Passeport pour l’Italie les 29 et 30 mars  a partagé le moment où il a délaissé le heavy métal pour se tourner vers la musique italienne.

C’est en 1989 que le groupe de heavy métal francophone Anonymus voit le jour. Ce sont quatre amis d’enfance, tous des immigrants au Québec, qui forment le groupe. Un point commun les unit… la langue française.

«On était des enfants d’un même quartier. Il y a des jumeaux qui sont fils d’immigrants espagnols, un Chilien, et moi. On a fait les bons coups et les mauvais coups ensemble avant de former le groupe. Anomynus, c’était une amitié au-delà de la musique. On écoutait la musique des années 1980,  puis  on voit des groupes arriver comme Kiss, Deep purple, Slayer, Iron Maiden, Metallica. Ça nous a donné le goût de jouer ce style de musique. On chantait des tounes en français et en anglais, du Offenbach, Vilains pingouins, du Beatles version métal. Puis on s’est mis à écrire en français», raconte Marco Calliari.

La première chanson écrite par Anonymus a été Prosternez-vous. «Cette chanson nous a donné la drive pour écrire un album en français, Ni vu ni connu paru en 1994. On ne chantait pas en français parce qu’on était nationaliste, on chantait en français parce que c’était la langue qui nous unissait. Il y a beaucoup de gens qui suivaient Anonymus parce qu’ils croyaient qu’on était nationaliste, mais ce n’était pas nécessairement ce qu’on prônait. Venant tous de familles immigrantes, c’était l’ouverture qu’on prônait, autant musicalement qu’au niveau linguistique.»

Ensuite, le groupe a peu à peu ajouté des chansons aux paroles italiennes et espagnoles.

Viva italia

En 1994, alors que le premier album du groupe paraît, Marco Calliari âgé de 19 ans retourne à ses racines en allant en Italie pour une première fois. C’est à partir de ce moment que sa carrière prend un tournant.

«J’ai été foudroyé, explique-t-il. Je suis resté un mois et demi en Italie, et un des amis à ma cousine avait sa guitare. J’ai toujours ma guitare avec moi en voyage. On jouait des chansons ensemble. Son ami italien jouait des chansons américaines uniquement. On a fait un petit spectacle improvisé ensemble. Un spectateur assez âgé s’est levé pour nous demander de jouer une chanson italienne. Le gars avec qui je jouais ne connaissait pas de chansons italiennes. Ça m’a marqué! J’étais gêné pour moi, mais surtout pour lui. À cette époque, j’étais en musique classique au cégep. J’étais déjà un fan de l’opéra lyrique, mais je n’avais jamais appris de chanson. En revenant de ce voyage, j’ai acheté un livre de musique italienne, et j’ai commencé par apprendre Bella ciao, ‘O sole moi… Tout ça s’est fait en cachette dans ma chambre. Puis j’ai commencé à écrire en italien, mais personne ne le savait.»

Ce voyage a permis d’ouvrir les horizons du musicien qui détient actuellement un palmarès de six albums solos.

Marco Calliari sera en spectacle le vendredi 29 mars à la Maison de la culture Francis-Brisson, en formule souper-spectacle, et en supplémentaire le samedi 30 mars. Info: cultureshawinigan.ca.

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