Un Shawiniganais dans le monde du cirque

Photo de Sandra Lacroix
Par Sandra Lacroix

Passionné depuis qu’il est tout petit par ce qui touche aux arts du cirque, gymnastique et acrobatie, Olivier Sylvestre sait repousser ses propres limites. Cette année, l’athlète de Shawinigan compte parmi les finissants de l’École nationale du cirque (ENC), à Montréal.

«Je me suis découvert une passion dans les arts du cirque, raconte Olivier. Car ce n’est pas seulement d’offrir une performance acrobatique, mais aussi de développer son côté artistique. Pouvoir s’exprimer sur scène à travers le corps tout en performant. Je suis un passionné!»

Son parcours artistique, qui a commencé en gymnastique lorsqu’il était tout jeune, au sein du club Les Gymnatech, s’est poursuivi avec sa participation comme athlète dans l’équipe du spectacle Eclyps, présenté à la Cité de l’énergie de Shawinigan.

«C’est là que j’ai rencontré des étudiants de l’École nationale de cirque et que j’ai réalisé que c’est ça que je voulais faire.»

À leurs débuts à l’école, les élèves peuvent choisir une discipline dans laquelle ils souhaitent se spécialiser et évoluer. La spécialité d’Olivier? la roue allemande, une discipline acrobatique très exigeante. En fait, cet appareil est composé de deux grands cercles métalliques. L’acrobate prend place à l’intérieur et par sa propre impulsion, il s’entraîne soit dans des lignées ou dans des tournoiements tout en exécutant des acrobaties.

La seconde discipline dans laquelle il se spécialise est la corde lisse, soit une corde disposée à la verticale à partir de laquelle l’acrobate exécute différentes clés et figures acrobatiques. «La formation est vraiment complète, on a des cours de danse, disciplines et spécialités, jeu d’acteur, etc.»

Le marché international

Après trois ans à l’école de cirque, Olivier Sylvestre termine cette année son programme collégial. Pour les athlètes qui se lancent dans le monde du cirque, il faut s’attendre à évoluer dans une carrière plutôt hors du commun et être prêt à partir partout dans le monde. Pour sa part, Olivier vise évidemment le marché international, par exemple l’Allemagne et ses cabarets, mais il ne cache pas qu’il aimerait un jour prendre part à une création artistique québécoise.

«C’est la joie du cirque, on ne sait pas ce qui nous attend!, lance-t-il. On sort de l’école avec un très gros bagage, mais il nous reste à acquérir de l’expérience. En sortant, j’aimerais tout d’abord travailler avec une compagnie qui me permettra de faire rouler mon numéro et de prendre de l’expérience sur scène, en faisant des spectacles. Ensuite, on verra!»

L’École nationale de cirque

Installée à Montréal depuis plus de 30 ans, l’École nationale de cirque propose des programmes de formation pour préparer à la carrière d’artiste de cirque. Elle forme des artistes pour une carrière professionnelle, de la formation préparatoire, le programme Cirques-études secondaires et le programme de formation supérieure menant à l’obtention du diplôme d’études collégiales. Elle offre également un programme pour devenir enseignant en arts du cirque.

L’école contribue au développement des arts du cirque, et ce, partout à travers le monde. Ayant formé près de 500 artistes dont plusieurs ont remporté les grands honneurs dans les plus prestigieux festivals, cette institution est devenue une référence internationale dans son domaine.

Pionnière du nouveau cirque au Canada et en Amérique du Nord, l’École nationale de cirque a contribué à l’émergence de plusieurs entreprises de cirque dont Nord les plus renommées sont le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize et les 7 doigts de la main.

Plus d’info sur l’École nationale de cirque au www.ecolenationaledecirque.ca.

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