Une évaluation externe confirme le manque de 375 M$

Par Redaction Shawinigan
Une évaluation externe confirme le manque de 375 M$
Président et chef de la direction de Nemaska Lithium (Photo : L'Hebdo Patrick Vaillancourt)

FINANCES. La compagnie Nemaska Lithium avait embauché la firme canadienne d’ingénierie multidisciplinaire BBA afin d’évaluer les finances et le manque à gagner de 375 M$ pour compléter les travaux à la mine et à l’usine, et la firme conclut à une estimation légèrement inférieure à la première évaluation de Nemaska Lithium en février dernier.

BBA valide la conclusion de la Société à l’effet que des fonds additionnels nets d’environ 375 M$ sont requis pour rencontrer les coûts d’achèvement du projet et être en position de recevoir le solde du produit de l’entente sur la production avec Orion Mine Finance. La firme indique également que Nemaska Lithium a bien agi en réalisant des changements à l’interne.

«La décision de faire appel à une entreprise tierce pour auditer notre réévaluation interne des coûts constitue la première d’une longue liste de mesures visant à rendre plus prudente notre gestion des travaux de construction. Nous sommes heureux de pouvoir affirmer que la Société avait déjà mis en œuvre de façon proactive la plupart des recommandations formulées dans le rapport de BBA et les autres sont en voie de l’être. Notre regard se porte fermement sur l’avenir afin de terminer la construction et de démarrer la production commerciale dès que possible. Entretemps, la qualité de notre concentré de spodumène et de nos produits d’hydroxyde de lithium continue d’être remarquée et reconnue à l’échelle internationale», a déclaré Guy Bourassa, président et chef de la direction de Nemaska Lithium par voie de communiqué.

En plus de l’embauche d’experts dans l’équipe du projet de construction, la Société a simplifié et amélioré ses processus de contrôle du projet. Les processus de gestion des contrats et de l’approvisionnement pour le projet ont été entièrement rapatriés à l’interne, et la Société se penche actuellement sur les ententes avec ses fournisseurs afin d’assurer que les stratégies contractuelles en place sont entièrement adaptées au rythme de construction. Antérieurement, une partie de ces responsabilités incombait à une firme de consultants externe.
L’expertise interne de la Société a aussi été consolidée par la nomination d’ingénieurs spécialisés à des postes clés relatifs à l’achèvement du projet de Whabouchi et à la supervision des travaux d’ingénierie détaillée à Shawinigan. Finalement, un nouveau processus d’évaluation des risques reliés à l’achèvement du projet a été lancé en collaboration avec des partenaires externes. Cet exercice vise à identifier et à réduire au minimum les conséquences possibles d’éventuels imprévus lors de l’exécution du projet.

Prochaines étapes

En mars dernier, la Société a mandaté Clarksons Platou Securities et la Financière Banque Nationale pour mener un plan d’action de financement à deux volets, soit un financement par émission d’actions et/ou la considération d’occasions de fusion et acquisition, qui permettra à la Société de débuter la production à la mine et à l’usine électrochimique. Le rapport de vérification indépendante de BBA constitue une source importante de données et une validation des besoins financiers de Nemaska Lithium et des contrôles internes nécessaires à l’achèvement du projet.

Partager cet article

2
Laisser un commentaire

avatar
2 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
2 Comment authors
serge lemayBernard Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Bernard
Invité
Bernard

Retards sur retards, un projet qui ne tient qu’à un fil. Subventionné à coûts de centaines de millions, aucun résultat tangible à l’horizon. Investisseurs, un seul mot, prudence.

serge lemay
Invité
serge lemay

Les projets de 500 millions ne courent pas les rues et ici on est sur le point de jeter le bébé avec l’eau du bain : le bébé étant la nature même de l’entrepreneuriat c’est-à-dire le risque calculé et l’eau du bain représente le milieu dans lequel évolue le projet. Le succès a trop longtemps échappé à Grand-Mère, si bien qu’aujourd’hui on s’en méfie. Peut-être vaudrait-il mieux implanter NEMASKA en Beauce ou à Rivière-du-Loup où les gens ne craignent pas le succès.