Une institution mise en vente au centre-ville

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Par Bernard Lepage
Une institution mise en vente au centre-ville
Michel Lafrenière a commencé à travailler à la Boucherie Lord en 1981. Il l'a racheté cinq ans plus tard de son père Rosaire. (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

COMMERCE. Ouverte il y a 74 ans, la Boucherie Lord est sur le marché depuis quelques semaines.     

Propriétaire de la seule boucherie encore existante au centre-ville de Shawinigan, Michel Lafrenière dit qu’à 63 ans et 40 ans derrière le comptoir, il est prêt à ranger son tablier.

«J’ai encore une bonne clientèle et je ne veux pas fermer alors, j’ai décidé de mettre le fonds de commerce en vente. Je me donne un an puis je verrai après. Pour l’instant, il y a déjà sept personnes qui sont venues prendre de l’information», confie-t-il entre deux clients.

La Boucherie Lord a été fondée par Jean-Charles Lord en 1946. Elle était à l’origine située sur la rue Mercier (en face de Clémence Textile) jusqu’à temps qu’un incendie la détruise en 1993. Elle a alors déménagé sur la 4e rue de la Pointe où elle se trouve toujours aujourd’hui.

La Boucherie Lord (sur la côté gauche), dans les années 1970, alors qu’elle était située sur la rue Mercier.

«Mon père Rosaire Lafrenière, que tout le monde surnommait Canisse, l’a acheté de M. Lord en 1976. Moi, je suis devenu propriétaire en 1986, poursuit Michel Lafrenière. On a toujours gardé le nom de Boucherie Lord parce que ça faisait une continuité même avec de nouveaux propriétaires.»

Au départ, rien ne prédestinait Michel Lafrenière à travailler dans une boucherie. «Je suis technicien forestier de métier, mais quand j’étais jeune, j’aidais mon père à débiter la viande. En 1981, deux bouchers ont quitté et mon père m’a demandé de lui aider en attendant d’en trouver d’autres. Je ne suis jamais reparti depuis ce temps.»

Le boucher se souvient avec nostalgie de ses débuts alors que juste au centre-ville de Shawinigan, les consommateurs avaient accès à plusieurs comptoirs de viandes. «En plus de nous autres, il y avait Steinberg, Métro, A&P, le Marché St-Bernard et d’autres petites. Tout le monde arrivait à bien vivre de ça», termine-t-il.

 

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