Une journée riche en émotions attend Pascal Dupuis

Une journée riche en émotions attend Pascal Dupuis

Pascal Dupuis sera l'ambassadeur du programme de Développement à long terme du joueur de hockey de l'Académie de hockey Denis Francoeur. 

HONNEUR. Comment oublier le nom de Pascal Dupuis? 1997 à 2000. Le #16 a fait littéralement vibrer le défunt Aréna Jacques-Plante à maintes reprises. Samedi prochain, son chandail sera hissé parmi les plus grands joueurs ayant joué à Shawinigan et son nom sera donc gravé à tout jamais dans la mémoire des partisans.

Pascal Dupuis s’est retrouvé à Shawinigan lors de la saison 1997-1998, en provenance des Huskies de Rouyn-Noranda. L’organisation des Cataractes de Shawinigan a pris la décision de retirer son chandail au sommet du Centre Gervais Auto à titre honorifique.

«On se parle fréquemment, Martin (Mondou) et moi, alors je pensais qu’il me téléphonait pour discuter. Bon, disons que j’ai été très honoré lorsqu’il m’a annoncé la nouvelle. (…) On ne peut pas vraiment s’attendre à ça. C’est vraiment plaisant d’être reconnu pour ce que tu as fait», commente-t-il.

«J’ai toujours eu besoin de me prouver dans ma carrière, alors c’est un bel honneur. Je vais vivre ça avec ma famille, plusieurs proches et des amis de Shawinigan avec qui j’ai gardé contact», ajoute le père de quatre enfants.

En 4 saisons, il aura inscrit 105 buts et amassé 142 aides. Le gros ailier a connu sa saison de gloire en 1999-2000 alors qu’il a atteint le plateau des 50 buts et récolté 105 points. Il avait ajouté 15 buts en 13 matchs de séries éliminatoires.

«Les séries et la foule à l’Aréna Jacques Plante font partie de mes bons souvenirs et c’est le cas pour plusieurs de mes anciens coéquipiers. L’ambiance était survoltée! Les équipes adverses devaient nous respecter. Je me souviens d’un soir où j’avais même inscrit 4 buts. Je me souviens aussi d’avoir compté mon 50e but à Chicoutimi, en plus d’y récolter mon 100e point.»

Son entraîneur-chef de l’époque, Denis Francoeur, se souvient lui aussi de ce moment.

«Pascal (Dupuis) avait un excellent lancer, mais il ratait souvent le filet. Je l’ai rencontré dans mon bureau et je lui ai parlé de mathématiques par rapport au nombre de tirs. On s’est mis à travailler ça et il a compté dans le match suivant!»

«Je lui ai demandé comment il allait en compter dans les 10 prochains matchs et il a dit 4. Je lui ai prédit 6 et il a réussi 6 buts. Je lui ai dit qu’il pourrait se rendre à 50 s’il continuait de viser le filet. Je me souviens encore lorsqu’il a inscrit son 50e but à Chicoutimi et lorsqu’il m’a souri en revenant au banc», ajoute-t-il.

De bons souvenirs

L’athlète de 6 »1 et maintenant retraité garde de bons souvenirs de son passage dans la ville de l’électricité.

«J’ai eu la chance de jouer avec mon ami d’enfance, le gardien de but Mathieu Chouinard. J’ai créé des liens avec tant de joueurs, comme Anthony Quessy, Dominic Forget, Mathieu Biron, Philippe Deblois, Jason Pominville, Marc-André Bergeron ou Jonathan Bellemare. On avait de bons entraîneurs avec Denis Francoeur, André Tourigny et Claude Bouchard.»

«Ce gars-là était passionné et avait toujours le désir d’apprendre», se souvient coach Francoeur. «Ce n’est pas pour rien qu’il a atteint la LNH et qu’il a connu une telle carrière. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de réussir, car il faut les ingrédients pour le faire. Il voulait poursuivre son développement et toujours devenir un meilleur joueur et un meilleur athlète, de jour en jour. Il voulait toujours se mettre au défi!»

Coupe Stanley avec Crosby

         Non repêché dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Dupuis a convaincu le Wild du Minnesota qu’il avait sa place dans la «Grande Ligue». Il a ensuite joué 6 matchs avec les Rangers de New York, avant de se retrouver avec les Thrashers d’Atlanta. Il a terminé sa carrière avec les Penguins de Pittsburgh où il a d’ailleurs eu l’occasion de lever la prestigieuse Coupe Stanley avec Sidney Crosby.

«J’ai toujours fait ma place et toujours travaillé fort pour la garder. Au final, j’ai eu la chance de jouer sur le même trio que le meilleur joueur au monde. On apprend énormément auprès d’un joueur comme Sidney (Crosby), même en étant plus vieux que lui. Le hockey évolue toujours, que ce soit à propos de la nutrition, du sommeil ou de l’entraînement.»

«Maintenant que tout est terminé, je veux m’occuper du mieux possible de mes enfants. J’ai même collaboré à la télévision aussi, avec TVA Sports. Je continue de coacher mon garçon et de m’impliquer avec les filles dans le sport également. Surtout, je veux simplement être le meilleur papa du monde», conclut-il.

La rencontre entre les Olympiques de Gatineau et les Cataractes est prévue pour 16h.