Une longue attente avant les séries pour les Cats

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Par Patrick Vaillancourt
Une longue attente avant les séries pour les Cats
L'entraîneur Ron Choules. (Photo : André Émond/LHJMQ)

NDLR: Prendre note que la LHJMQ a fait parvenir un communiqué vendredi en fin d’après-midi à l’effet que toutes les équipes du Québec prendront part à la première ronde des séries alors que l’article était déjà écrit. À lire ici.

HOCKEY. Les Cataractes de Shawinigan ont pu pousser un soupir de soulagement lors du dernier match de la saison régulière il y a une semaine et demie alors qu’ils ont obtenu un laissez-passer pour la deuxième ronde des séries éliminatoires qui devait commencer le 15 avril. Toutefois, des cas de Covid chez les Remparts de Québec et chez les Olympiques de Gatineau ont complètement changé le portrait des séries. 

«C’est long mentalement pour les joueurs de devoir toujours être préparés à chaque fois qu’on recommence à jouer, commente l’entraîneur en chef Ron Choules. En attendant notre adversaire, on pourra seulement raffiner ce qu’on a travaillé durant l’année. Et il faut aussi garder l’intérêt des joueurs. On va pratiquer des situations de jeu, et ensuite regarder ça sur vidéo. Il faut faire des choses comme ça pour rester réaliste aux situations de match.»

Comment l’entraîneur a-t-il vu la progression de ses troupes au cours de la saison? «Dans l’ensemble on a progressé comme club sans la rondelle. On est plus responsable sans la rondelle, sans trop enlever d’offensive. Comme on le savait, la situation était totalement différente comparativement aux autres années. Il y a eu de l’usure pour garder le momentum. On joue dans une bulle pour 4 à 6 games, puis on doit arrêter trois semaines. Même si on a bien performé, on doit arrêter après. Alors c’était le plus difficile pour cette saison. On a été chanceux de pouvoir jouer, mais on ne savait même pas quand la saison allait finir. Encore une fois, on ne sait pas quand on jouera. On était prêt, mais on doit arrêter. Aussi de jouer 4 matchs en 6 jours, ou 6 matchs en 9 jours, c’est taxant physiquement. Alors on devait aussi donner du repos aux gars.»

Pour l’entraîneur, c’était un peu comme le jour de la marmotte à devoir recommencer la mise en place du système après chaque arrêt. «C’est comme si on avait eu cinq camps d’entraînement cette année!»

M. Choules attribue le mérite aux joueurs d’avoir obtenu 21 victoires en 34 rencontres. «C’était une saison difficile, mais je suis fier de ce qu’ils ont réussi. On peut toujours faire mieux, mais on a grandi comme club. Il fallait avoir des matchs difficiles pour savoir où on est et ce qu’on doit travailler, et les gars ont compris ça.»

L’entraîneur avoue qu’il a été surpris de voir la tenue d’Olivier Nadeau comme attaquant, et d’Angus Booth à titre de défenseur. «Je ne connaissais pas Olivier Nadeau. J’ai aimé son impact, la manière qu’il travaille. Il met ses bottes de travail à chaque pratique, à chaque match. À son âge, c’est impressionnant de voir comment il a joué dans une situation qu’il joue contre les meilleures lignes. Angus Booth, je ne le connaissais pas non plus. J’ai aimé sa vision de jeu et de voir comment il peut être calme avec la rondelle. Son positionnement du corps contre des joueurs plus gros était impressionnant. Il a un avenir prometteur.»

Les Cataractes épargnés

Les cas de Covid-19 ont été fréquents tout au long de la saison pour plusieurs équipes du circuit Courteau, que ce soit des formations des Maritimes, de l’est, de l’ouest ou du centre du Québec.

Cependant, l’organisation shawiniganaise a eu une part de chance en n’ayant aucun cas tout au long de la saison, mais aussi la résidence bulle des joueurs a pu contribuer à ne pas avoir eu de cas.

«On avait le meilleur scénario possible avec la résidence si on avait eu la saison du début de l’année avec le calendrier établi par la ligue, commente le directeur général Martin Mondou. Le fait que la saison se soit étirée, ça devient difficile et pesant pour les joueurs. Le fait de ne pas pouvoir aller à l’école en présentiel, ç’a été un autre point difficile pour les jeunes. On a mis les facilités dont on avait besoin dans la résidence, mais ce n’est pas un scénario qu’on referait à long terme. C’était seulement pour cette année.»

Le directeur général avoue que l’attente est longue pour les joueurs afin de commencer les séries. «Les gars sont blasés par les pratiques. Ils en ont eu en masse. On a pu voir le talent et la profondeur de notre équipe cette année. Mais le vrai test pour les gars sera les séries qui s’en viennent et jusqu’où qu’ils peuvent emmener l’équipe. On a des gars de 18 ans qui ont beaucoup d’expérience, et voir comment ils peuvent emmener ce millage-là dans les séries.»

Est-ce que les séries seront aussi jouées en bulles? «Avec ce qu’on vit présentement, pour moi ça ne fait aucun doute que ce sera en bulle. Mais on ne sait pas encore quand la première ronde commencera. Il nous manque beaucoup d’information pour le moment», conclut Martin Mondou.

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