Une société de développement commercial à Shawinigan en 2020?

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Par Bernard Lepage
Une société de développement commercial à Shawinigan en 2020?
La création d'une SDC permettrait d'animer le centre-ville de Shawinigan. (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

ÉCONOMIE. S’il n’en tient qu’à Claude Villemure, Shawinigan aura une société de développement commercial (SDC) d’ici l’automne 2020.   

Après six mois à la tête du Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan, l’homme d’affaires a constaté les limites de la bonne volonté et de l’implication bénévole des uns et des autres.

« Le membership est de 100$ au regroupement et dans certains cas, il faut y retourner quatre ou cinq fois avant de se faire payer. En plus, ce sont toujours les mêmes qui s’impliquent et ce ne sont pas nécessairement ceux qui profitent le plus des activités au centre-ville », déplore Claude Villemure.

Shawinigan a déjà compté au début des années 1980 sur une des premières SDC au Québec. « On appelait ça à l’époque une SIDAC mais quand elle a été abolie une dizaine d’années plus tard, les cotisations étaient rendues bien trop élevées. Un commerce comme Meubles Boisvert pouvait payer 10 000$ par année. »

En mettant sur pied une SDC, tous les commerçants du secteur visé seraient obligés de payer leur cotisation qui serait prélevée par la Ville puis remis dans les coffres de l’organisme.

Claude Villemure veut éviter les mêmes erreurs et profiter des règles qui permettent notamment de pouvoir fixer des cotisations minimum et maximum. « Dans mon esprit, un commerce comme Mercerie Harnois ne paierait pas le même montant que le restaurateur. C’est le gros bon sens parce qu’il ne vend pas plus de cravates quand il y a un spectacle à Place du Marché. »

Le propriétaire de Caméléon a rencontré un peu plus de 35 commerçants jusqu’ici pour sonder le pouls et il estime n’avoir perçu de la résistance que de la part de cinq à six d’entre eux.

Il existe une quarantaine de SDC au Québec et les balises de leur création sont strictement établies. « Des commerçants doivent déposer une demande officielle à la Ville. Celle-ci ouvre alors un registre et ceux qui s’opposent au projet peuvent aller le signer. Si le nombre de signatures requises est obtenu, la Ville doit tenir un référendum auprès des commerçants. C’est très démocratique comme démarche », poursuit Claude Villemure.

Le projet du président du Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan est parrainé par la SDC de Trois-Rivières. « Là-bas, l’organisme dispose d’un budget de 235 000$ avec les cotisations des commerçants. Avec cette somme et les sous que mettent aussi Culture Trois-Rivières et Innovation et développement économique Trois-Rivières, on s’entend-tu que leur centre-ville n’a jamais été aussi dynamique? », conclut l’homme d’affaires.

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