Une tradition depuis quatre générations

Une tradition depuis quatre générations

Lucien Matton

FAMILLE. Chez les Matton, le Festival Western de St-Tite est réellement une histoire de famille. Depuis maintenant quatre générations, la tradition se poursuit chez Lucien Matton, sur la rue Saint-Joseph, en plein cœur de Saint-Tite.

Lucien Matton, 88 ans, a vu le festival évoluer au fil des ans, lui qui assisté à la première édition, en plus de faire partie du comité organisateur pendant deux ans. Chaque année, environ 25 membres de la famille originaires de Sorel, de Montréal, de Repentigny, de Trois-Rivières ou de Joliette convergent vers Saint-Tite.

«Tout se passe chez mes grands-parents, c’est le point central!», indique Marie-Michèle Lambert, petite-fille de Lucien Matton. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle assiste aux deux week-ends de l’événement.

«Au-delà du festival, c’est une grosse réunion familiale. On s’assoit tous sur le balcon. Toute la parenté est sur place et on se sépare la préparation des repas communs. Pour la parade, mon grand-père sort des tréteaux pour s’asseoir en hauteur pour mieux voir. Quand on était jeunes, les cousins et les cousines se déguisaient et on faisait les statues devant la maison. Les gens nous lançaient du change», relate-t-elle en replongeant dans ses souvenirs.

Le festival a  d’ailleurs permis de développer la fibre entrepreneuriale chez les petites-filles de Lucien Matton qui ont tenu un kiosque de biscuits-cafés ou encore de boucles d’oreilles faites à la main à même le terrain familial.

Ses plus beaux souvenirs? «Probablement les dimanches rodéos. On assiste toujours à la grande finale ensemble, c’est ce qui clos le festival en famille.»

Aujourd’hui, elle est heureuse de poursuivre la tradition avec la nouvelle génération. «On apprend la chanson du festival à nos enfants qui jouent ensemble sur le terrain!» Assurément, de beaux souvenirs sont en train de se créer.