William Rousseau avec les Remparts de Québec

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Par Jonathan Cossette
William Rousseau avec les Remparts de Québec

Le gardien de but du Séminaire Saint-Joseph, William Rousseau http://lhjmq.qc.ca/prospects/2019/944631473, est finalement sorti en 5e ronde du repêchage 2019 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Ce sont les Remparts de Québec qui en ont fait la sélection au 80e échelon. Si le petit-fils de Bobby Rousseau, ancien joueur du Canadien de Montréal, choisit de poursuivre sa carrière dans la LHJMQ, il aura un certain Patrick Roy comme mentor!

Rappelons qu’il y a de fortes chances que le jeune Rousseau ne se rapporte jamais aux Remparts.

En rappel…

J’ai toujours admiré la LHJMQ, mais c’est une décision reliée à l’école» – William Rousseau

Après s’être entendue avec Jacob Guévin (Saint-Léonard-d’Aston) et Joaquim Lemay (Trois-Rivières), l’Université du Nebraska à Omaha vient de signer une entente avec le gardien étoile du Séminaire Saint-Joseph, William Rousseau. Le Trifluvien figure à la 3e ronde de la liste finale des meilleurs espoirs émise par le Centre de soutien au recrutement (CSR) en vue du prochain repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

À moins d’un revirement, le Trifluvien devrait donc poursuivre sa carrière aux États-Unis.

«J’ai participé à un camp universitaire à l’été dernier et c’est là qu’ils m’ont vu jouer. L’entraîneur adjoint, Dave Noël Bernier, a ensuite parlé de moi au coach et j’ai reçu l’appel. Il y a surtout le fait que je veux devenir pilote d’avion dans la vie et l’Université du Nebraska à Omaha offre le programme d’aviation, alors ce sera tout un privilège», confie-t-il.

«J’ai toujours admiré la LHJMQ, mais c’est une décision reliée à l’école. J’ai signé une entente verbale, alors ça devrait être respecté. On va voir ce qui va se passer au repêchage, mais la porte n’est pas totalement fermée non plus. Je sais que la LHJMQ offre aussi de bonnes bourses également.»

Le jeune athlète faisait partie de la formation Équipe Québec qui, pour la première fois depuis 1987, s’est couvert d’or en hockey masculin aux Jeux du Canada grâce à une victoire de 4 à 3 en prolongation acquise contre l’Ontario.

«Ç’a commencé avec un super bon tournoi l’été dernier à Moncton et un tournoi Midget AAA Maritimes. Je me suis fait valoir pour ensuite être invité par Équipe Québec. J’ai vécu tout un trip!»

Rousseau aura deux options l’an prochain. Il participe à un camp Midget AAA où il pourrait être sélectionné. Sinon, il pourrait demeurer au Séminaire Saint-Joseph pour y disputer une dernière campagne.

«Dans deux ans, je devrais me retrouver dans la USHL (United States Hockey League) ou encore dans la British Columbia Hockey League (BCHL) pour faire mon secondaire 6. C’est vraiment l’université qui va me guider à savoir où aller», explique-t-il.

Quitter le nid familial

Chose certaine, le fait de s’exiler aux États-Unis ne l’effraie en rien.

«Je parle déjà très bien anglais et ce sera une belle expérience. C’est certain que c’est pratique avoir sa mère proche, mais bon», ajoute-t-il en riant.

Même loin de la maison, le jeune cerbère pourra toujours compter sur l’appui de ses parents. «C’est très bien et c’est son désir de toujours avoir deux plans de carrière, car ce ne sont pas tous les joueurs qui réussissent au hockey», confie le paternel, Pierre Rousseau. «J’ai un frère qui a vécu ça au golf, en Indiana, et on l’avait suivi pour les études alors ça ne nous inquiète pas. C’est le chemin que William voulait prendre.»

«On aurait voulu le voir jouer dans le junior majeur aussi, mais je veux qu’il puisse concilier sport et études. C’est difficile de voyager autant dans la LHJMQ et d’étudier en même temps.»

William tentera de suivre les traces de son grand-père Bobby Rousseau, ancien joueur du Canadien de Montréal et actuel propriétaire des clubs de golf de Louiseville et Grand-Mère. «C’est sûr que la Ligue nationale demeure mon rêve ultime. En tant que Québécois, jouer pour le Canadien de Montréal serait parfait aussi», raconte celui qui idolâtre Marc-André Fleury depuis fort longtemps.

«Mon père a gagné quatre coupes Stanley et une médaille olympique», renchérit Pierre. «Il a connu le côté amateur et professionnel. Il a une 9e année en poche et il a toujours prôné l’éducation avec le hockey, même dans ces années-là. Il devait quitter la maison à l’âge de 15 ans et il n’avait pas beaucoup d’options.»

Si tout se déroule comme prévu, William Rousseau fera son entrée universitaire à la saison 2022-2023. D’autres hockeyeurs de la région ont aussi signé des ententes avec le Nebraska, soit Jacob Guévin et Joaquim Lemay. Les deux comparses, qui ont aussi suivi le programme de l’Académie de hockey Denis Francoeur (AHDF), amorceront leur carrière en 2021 dans le cas de Lemay, et en 2022 pour ce qui est de Guévin.

Voici le tableau du repêchage 2019 : http://lhjmq.qc.ca/draft

 

 

 

 

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