Zedbed prête à faire face à la croissance

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Par Bernard Lepage
Zedbed prête à faire face à la croissance
Le marché mondial du matelas est très consolidé, deux joueurs (Sealy/Tempur et Simmons/Serta) possédant environ 75% de la production. Dans ce contexte, l'affiliation de Zedbed avec la famille Kingsdown s'avérait la meilleure façon de faire prospérer l'entreprise à Shawinigan selon David Gélinas. (Photo : L'Hebdo / Bernard Lepage)

AFFAIRES. Seize mois après avoir été acquis, Zedbed est maintenant prête à passer de la culture d’une entreprise familiale à celle de membre d’un groupe évoluant sur les marchés internationaux.

En février 2018, le manufacturier shawiniganais était absorbé par Kingsdown Canada qui devait quelques semaines plus tard fusionner ses opérations avec Kingsdown USA, créant ainsi un joueur figurant parmi le top 5 en Amérique du Nord.

«On a pris la dernière année pour s’intégrer au groupe, mentionne David Gélinas, vice-président chez Zedbed. On a dû revoir un peu notre structure et notre fonctionnement puis en même temps, on a fait du travail pour placer nos produits à l’intérieur du réseau de Kingsdown.»

Présent dans 26 pays et possédant 13 usines au Canada et aux États-Unis, la multinationale est détenue majoritairement par Novacap, un fonds d’investissement privé de Longueuil qui possède un portefeuille de 2,8 milliards$. Pour Kingsdown, l’acquisition de Zedbed était stratégique puisqu’il mettait la main sur un joueur évoluant dans un créneau où il était absent: les produits du sommeil en mousse mémoire, de lits ajustables et d’accessoires de literie.

«Dans un marché consolidé comme celui des matelas, ce n’était pas facile d’être un petit joueur pour se développer.» – David Gélinas

Parce que le nom Zedbed possédait déjà une bonne notoriété sur le marché, la marque a évidemment été conservée. «Commercialiser un matelas à ressorts sous le nom de Zedbed, ça ne fonctionnerait pas», explique David Gélinas qui s’est joint à l’entreprise familiale fondée par son père et un oncle en 1994 sous le nom de Literies Champlain.

Maximiser la production

Dans la dernière année, l’entreprise a aussi travaillé avec Inno-Centre, une organisation spécialisée en services-conseils auprès des PME innovantes. «Nous lui avons confié un mandat pour améliorer notre productivité», précise le jeune entrepreneur.

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et dans la perspective d’une augmentation du carnet de commandes à court terme, Zedbed se doit d’améliorer ses procédés. «L’idée n’est évidemment pas de couper dans les postes mais de voir comment on peut aller chercher le maximum dans l’état actuel des lieux. On regarde donc avec Inno-Centre comment on peut diminuer les sources de gaspillage. Le gaspillage de temps, de matières premières, d’arrêt des machines.» Dans ses trois unités de production à Shawinigan (deux dans le secteur Grand-Mère et une dans le Techno-Parc), Zedbed emploie environ 55 personnes.

Kingsdown n’ayant pas d’usine au Québec, c’est donc Zedbed qui est sa porte d’entrée sur le marché local. L’entreprise bénéficie donc de beaucoup d’autonomie dans sa gestion. Le manufacturier shawiniganais profite en même temps du réseau et de la force de la maison-mère en prenant part à des événements internationaux. «Nos produits étaient en montre lors des trois plus grandes expositions en Amérique du Nord: en Caroline du Nord, Las Vegas et Toronto. C’est une vitrine extraordinaire qu’on ne pouvait se payer auparavant», termine David Gélinas.

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